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Cancer chez la personne âgée : le diagnostic

Cancer chez la personne âgée : le diagnostic

Chez les personnes âgées, le diagnostic est souvent porté tardivement. Selon un rapport du ministère de la Santé (Rapport de la commission d'orientation sur le cancer 2003, chap. 8), environ 20 % des patients âgés attendent près d'un an avant de consulter pour des symptômes pourtant clairement définis. En cause, les nombreux facteurs de comorbidité qui brouillent le paysage sanitaire.

Difficulté du diagnostic



Bon nombre de personnes âgées mettent sur le compte du vieillissement leurs soucis de santé, et hésitent à aller consulter leur médecin lorsque surviennent de nouveaux symptômes. Des manifestations telles qu'un amaigrissement, une fatigue persistante ou des troubles de la digestion sont banalisées alors qu'elles peuvent être des signes d'alerte d'une maladie en plein développement. Les médecins eux-mêmes, lorsqu'ils sont consultés, ont tendance à s'orienter vers d'autres pathologies liées à l'âge.

Le diagnostic des cancers chez les personnes âgées est d'autant plus difficile que bon nombre des recommandations quant au dépistage s'arrêtent au delà d'un certain âge. Il existe donc un certain retard au diagnostic, surtout pour les plus de 74 ans. Il en découle bien souvent une gravité plus importante de la maladie au moment où elle est diagnostiquée.

En outre, ces personnes présentent bien souvent, en plus de leur cancer, des pathologies liées à l'âge comme une maladie cardiovasculaire, de l'arthrose, voire une maladie d'Alzheimer.

Facteurs de comorbidité



Contrairement à une idée reçue, les cancers ne sont pas forcément moins graves ou moins rapides à évoluer chez les personnes âgées. La caractéristique de l'oncogériatrie est de prendre en charge des malades atteints de cancer dont l'organisme est bien souvent affaibli par d'autres pathologies ce qui en complique donc la prise en charge et en aggrave le pronostic.

Ainsi, les médecins adaptent leurs traitements en fonction de l'état de santé de leurs malades. La présence par exemple d'une insuffisance rénale ou d'une affection cardiovasculaire en plus du cancer amène à reconsidérer la prise en charge du cancer lui-même. C'est pour cette raison que se développe de nos jours des unités d'oncogériatrie, dont le rôle est d'associer la prise en charge générale de l'ensemble des pathologies du patient âgé, et celle spécifique à son cancer.

D'après un rapport du ministère de la Santé, on observe chez les patients âgés cancéreux, une prévalence de 20 à 30 % des pathologies cardiaques, 21 à 36 % des pathologies vasculaires, 14 à 25 % des pathologies pulmonaires, 30 à 40 % des pathologies de l'appareil locomoteur et 25 à 30 % d'altération des fonctions cognitives. Ce sont autant de symptômes qui peuvent perturber la lecture des signes cliniques lorsqu'il s'agit d'établir un diagnostic de cancer chez une personne âgée.

Article publié par le 11/03/2010

Sources : Association pour la Recherche sur le Cancer

Cette fiche fait partie du guide Guide Cancer , rubrique Cancer chez la personne âgée

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En partenariat avec l'ARC et les Editions Elsevier Masson

Ce dossier a été réalisé dans le cadre d'une collaboration entre l'éditeur scientifique Elsevier Masson et l'Association pour la Recherche sur le Cancer.



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