Cancers de la tête et du cou : les progrès de la radiothérapie

Publié par La Fondation ARC le Mercredi 27 Juillet 2011 : 16h00
Mis à jour le Mardi 23 Août 2011 : 10h55
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Au cours des dernières années, des avancées ont non seulement permis d’augmenter l’efficacité de la radiothérapie des cancers de la tête et du cou, mais aussi de limiter les effets secondaires associés à cette approche thérapeutique.

La radiothérapie est une approche essentielle à la prise en charge de nombreux cancers de la tête et du cou. Cependant, jusqu’ici, elle s’accompagnait trop souvent d’effets secondaires gênant pour les patients, qu’ils soient transitoires ou durables.

La radiothérapie consiste à bombarder les cellules cancéreuses avec des rayons ionisants de haute énergie. Ces rayons détruisent les tumeurs, mais ils peuvent également léser les cellules saines alentours. Ainsi, la radiothérapie des cancers de la tête et du cou est susceptible d’abîmer les glandes qui produisent les larmes et la salive, provoquant des sécheresses oculaires et buccales parfois extrêmement gênantes. Au cours de ces dernières années, plusieurs stratégies ont été développées pour limiter ce phénomène, en particulier l’utilisation de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI) et celle de molécules radioprotectrices.

- La RCMI est une technique de radiothérapie qui permet de ne pas administrer la même dose de rayons dans tout le volume de tissus à irradier. Elle permet d’administrer des doses plus élevées au cœur de la tumeur et des doses plus faibles au bord du volume à traiter, c'est-à-dire au niveau des cellules saines qui entourent la tumeur. L’efficacité de cette stratégie est aujourd’hui démontrée.

- Les molécules radioprotectrices sont des molécules qui protègent les cellules saines des effets des rayonnements ionisants. Il a été démontré qu’au moins l’une d’entre elles, l’amifostine, n’agit pas sur les cellules tumorales. Ainsi, en administrant aux patients cette molécule avant une séance de rayons, il est possible de réduire considérablement les effets secondaires du traitement sans pour autant réduire son efficacité.

Ces résultats ont été présentés par Eric Deutsch (Institut Gustave Roussy, Villejuif), à l’occasion d’une conférence de presse donnée en amont du congrès Eurocancer 2011.

Publié par La Fondation ARC le Mercredi 27 Juillet 2011 : 16h00
Mis à jour le Mardi 23 Août 2011 : 10h55
Source : ARC.
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