95% de guérison pour le cancer du testicule

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 22 Juin 2009 : 02h00
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Les tumeurs du testicule évoluent vite, mais elles sont très sensibles aux traitements. C'est ainsi que l'on atteint 95% de guérison. Il existe une condition : intervenir le plus tôt possible et donc dépister rapidement tout cancer du testicule. Ensuite, il faut savoir que les traitements sont assez lourds.

Le pronostic du cancer du testicule est excellent, même en cas de métastases. Mais pour arriver à un taux de guérison de 95%, il est nécessaire de se soumettre à plusieurs contraintes : dépistage, autosurveillance de suivi, adhérence à des traitements souvent lourds.

Le cancer du testicule est indolore. Ce sont donc les hommes eux-mêmes qui sont à l'origine du diagnostic lorsqu'ils constatent une masse testiculaire anormale. Ils seront ensuite chargés, une fois le cancer guéri, de mener la surveillance par l'autopalpation : si une récidive survient, elle se manifeste généralement dans les deux années qui suivent. La surveillance doit donc être rapprochée durant toute cette période post-cancer.

Le traitement du cancer du testicule repose sur l'orchidectomie, l'ablation du testicule touché par le cancer. Le testicule enlevé est ensuite remplacé par une prothèse afin d'éviter tout préjudice esthétique.

La fertilité, déjà affaiblie par la tumeur, est encore aggravée par l'ablation du testicule. Il est donc proposé aux hommes jeunes une procédure de prélèvement et de conservation du sperme (cryopréservation). A noter cependant que si malgré tout, une grossesse était mise en route naturellement (sans recours à une FIV), il n'y a aucun risque de malformation, les traitements étant non tératogènes.

À l'issue de l'orchidectomie, une chimiothérapie ou une radiothérapie peuvent être proposées, notamment en cas de métastases, alourdissant encore le traitement. Les effets secondaires sont variables (fatigue, perte de cheveux, trouble de l'éjaculation, de l'érection…).

En cas d'ablation testiculaire bilatérale (2 à 5% des cas), un traitement substitutif hormonal est mis en place. Le dosage est ajusté en fonction des signes cliniques (dépilation, libido, humeur).

En conclusion, les traitements sont lourds, mais il ne faut pas perdre de vue que le pronostic en cas de cancer du testicule est excellent !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 22 Juin 2009 : 02h00
Source : Le Quotidien du Médecin, spécial Hommes, 10 juin 2009.
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