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Pilule et risque cardiovasculaire

Pilule et risque cardiovasculaire
Le risque cardiovasculaire attribué à la pilule reste discuté. Une analyse de la littérature publiée apporte des éléments convaincants sur ce sujet. Une occasion de rappeler les contre-indications de contraception orale par oestro-progestatifs.

Plus de 17 millions de femmes dans le monde utilisent une contraception orale par oestro-progestatifs. Une bonne raison d'en étudier soigneusement tous les effets secondaires. Une analyse des études publiées portant sur la pilule et le risque cardiovasculaire apporte des données intéressantes. Elle montre qu'en cas d'utilisation d'une contraception orale, le risque d'infarctus du myocarde est multiplié par 1,84 et celui d'accident vasculaire cérébral par 2,12. Mais une différence est notée entre les pilules de seconde et troisième génération. En effet, si les pilules de deuxième génération augmentent ces deux types d'accident cardiovasculaire, les pilules de troisième génération n'affectent que le risque d'accident vasculaire cérébral. Sous respect des avantages et des inconvénients, les pilules de troisième génération semblent donc ici plus avantageuses. Ces données ne doivent pas pour autant inciter à abandonner la contraception orale. En effet, l'augmentation du risque cardiovasculaire induit par la pilule est compensée par les importants bénéfices sanitaires et sociaux liés à la prévention des grossesses non désirées. Parallèlement, cette hausse du risque cardiovasculaire souligne l'importance du respect des contre-indications aux oestro-progestatifs : hypertension artérielle, tabagisme et terrain migraineux, surtout au-delà de 35 ans.On peut également recommander aux femmes de plus de 35 ans, âge à partir duquel le risque cardiovasculaire commence à croître, de s'orienter vers un autre mode contraceptif.

Article publié par le 03/10/2005
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Baillargeon J.P. et coll., J. Clin. Endocrinol. Metab., 90 : 3863-70, 2005.

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