Régime pauvre en glucides : des risques sur le long terme

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Adopter un régime pauvre en glucides exposerait à de multiples effets secondaires, selon un chercheur polonais. Les patients auraient ainsi plus de risques de développer une maladie coronarienne, un AVC ou un cancer.  

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Adopter un régime pauvre en glucides pour lutter contre le surpoids ne serait pas dénué de risques. C'est la conclusion du professeur polonais Maciej Banach, qui a présenté ses travaux à l'occasion du congrès 2018 de la Société européenne de cardiologie, qui s'est tenu du 25 au 29 août à Munich.

Son étude a porté sur plus 24 000 participants, âgés en moyenne de 47 ans. L'effectif était quasiment paritaire avec 49% d'hommes et 51% de femmes. Les volontaires ont été répartis en plusieurs groupes, selon le pourcentage de glucides dans leur régime alimentaire habituel.

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Des risques accru de décès prématuré

Après un suivi moyen de plus de six ans sur chaque participant, les données reccueillies ont mis en lumière les potentiels méfaits d'un régime pauvre en glucides. Ainsi, par rapport à ceux qui suivaient les régimes les plus riches en glucides, les participants qui suivaient les régimes les plus pauvres en glucides avaient :

  • 32% plus de risques de décéder prématurément (toute cause confondue);
  • 51% plus de risques de décéder d'une maladie coronarienne (maladie touchant les artères du coeur); 
  • 50% plus de risques de décéder d'une maladie cérébrovasculaire (comme les accidents vasculaires cérébraux ou AVC);
  • 35% plus de risques de décéder d'un cancer

"Les résultats suggèrent que les régimes pauvres en glucides sont dangereux et ne devraient pas être recommandés", conclut le professeur Maciej Banach.

"L'absorption réduite de fibres et de fruits et un apport accru en protéines animales, en cholestérol et en graisses saturées avec ces régimes peuvent jouer un rôle" avance Maciej Banach pour expliquer les effets néfastes des régimes pauvres en glucides. Ce serait donc les aliments consommés pour compenser le faible apport en sucres qui poseraient problème. "Des différences dans les minéraux, les vitamines et les composés phytochimiques pourraient également être impliqués" ajoute-t-il.

Les glucides sont essentiels à notre métabolisme 

Les glucides ne font pas grossir quand ils sont consommés en proportions normales, c'est-à-dire en fonction des besoins énergétiques. Ces quantités sont variables selon les individus puisqu'elles dépendent des besoins énergétiques. Un adolescent qui dépense 3000 calories dans une journée a besoin de 1500 calories glucidiques, soit 375 g de glucides. Une femme sédentaire qui dépense 1600 calories dans une journée a quant à elle besoin de 800 calories glucidiques, soit 200 g de glucides.

Publié le 31 Août 2018
Auteurs : Aline Garcin, journaliste santé
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