Ses envies d'uriner la nuit cachaient un cancer de l’ovaire

Alors que son médecin lui assurait que ses envies d'uriner nocturnes étaient dues à une infection urinaire, Heidi Crawford a découvert qu'elle souffrait en réalité d'un cancer de l'ovaire.
© Istock

Heidi Crawford, 42 ans, a été voir son médecin traitant en mars 2016 car des envies pressantes d'uriner la réveillaient toutes les nuits. Le professionnel lui a alors assuré qu'elle souffrait d'une infection urinaire.

Après l'apparition de nouveaux symptômes – des douleurs à l'estomac et des difficultés à manger – la Britannique est retournée le consulter deux fois. Toutefois, le diagnostic du trouble urinaire a été maintenu.

"Le docteur m'a dit que j'avais une infection urinaire puis un syndrome de la vessie irritable. Toutefois, quelque chose semblait clocher", a-t-elle expliqué au DailyMail. "À ce moment-là, j'étais très gonflée tout le temps, j'avais souvent des indigestions. J'avais du mal à manger, même si j'avais faim. J'avais aussi des douleurs dans le bas du dos, des douleurs abdominales et des douleurs lancinantes".

Une échographie lui a finalement été prescrite lorsqu'elle a senti une grosseur au niveau de son abdomen. La terrible vérité a alors été découverte : son trouble urinaire était en réalité un cancer de l’ovaire de stade 3.

Jugée trop jeune pour un cancer de l’ovaire

La quadragénaire qui vit à Wigan (Grand Manchester), a confié au Daily Mail "Je pense que le médecin a juste supposé que j'étais trop jeune pour avoir un cancer de l'ovaire. Je pense que c’est la raison pour laquelle ils n’ont jamais pensé à vérifier".

Elle ajoute "Je suis convaincue que si mon cancer avait été diagnostiqué plus tôt, il ne se serait pas propagé autant".

Compte tenu de l’avancée de la maladie, les médecins lui ont fait une hystérectomie. Elle a ensuite dû subir 6 séances de chimiothérapie. Bien qu'elle soit en rémission depuis près de deux ans, Heidi Crawford est toujours inquiète. Seulement 20% des patients atteints d'un cancer de l'ovaire de stade 3 survivent au-delà de 5 ans.

Heidi Crawford a expliqué "J'ai vu le diagnostic de mon cancer comme le plus grand défi de ma vie". Elle reconnaît ensuite "Je vis dans l'instant, mais de temps en temps le masque tombe. Chaque jour peut-être une lutte. C'est une partie de moi et je dois vivre avec, alors j'ai fait la paix avec ça".

Cancer de l'ovaire : les symptômes

Le cancer de l'ovaire reste longtemps silencieux. Les symptômes sont observés généralement à un stade déjà avancé de la maladie.

  • troubles digestifs : ballonnements, nausées, problèmes de transit, perte d’appétit ;
  • troubles gynécologiques : perturbation des menstruations, saignements vaginaux, pertes vaginales anormales ;
  • troubles liés à l’augmentation de la masse tumorale : perte urinaire, douleurs dans le bassin, augmentation du volume de l’abdomen, pesanteur ou inconfort au niveau abdominal.

Toutefois, aucun de ces signes n'est spécifique à la maladie. Ils peuvent être provoqués par d'autres maladies. C'est la persistance et le nombre des symptômes qui doivent conduire à consulter.

La chirurgie est le traitement principal du cancer de l’ovaire. La procédure vise à supprimer la totalité de la tumeur. Elle peut être le seul traitement nécessaire si le cancer est détecté à un stade précoce et qu’il paraît peu agressif. Si ce n'est pas le cas, une chimiothérapie est mise en place après l'opération.

Dans certains cas, la chimiothérapie est faite avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur.

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