Faut-il devenir végétarien ?
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Régime végétarien, gastronomie et vie sociale

Même si le homard à l'américaine, le lièvre à la royale ou la poularde demi-deuil ne font pas vraiment partie du quotidien, notre gastronomie est axée sur des plats aux origines régionales et séculaires où règnent viandes, volailles et poissons, légumes et/ou céréales tenant le rôle de garniture. Et qui sont ancrés, bien loin dans notre cerveau, apportant du plaisir quand on les déguste mais aussi quand on les cuisine.

Il est évident que l'on en prendra plus en préparant une daube provençale, un bœuf bourguignon, un hochepot flamand, une quiche lorraine plutôt que des galettes de tofu aux flocons d'avoine ou une tarte aux algues !

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Côté vie sociale, ça n'est pas encore vraiment évident d'être végétarien, même si les adeptes de ce régime sont de plus en plus nombreux.

On peut se débrouiller dans une réception en ne picorant que des légumes. Mais dans un dîner d'amis où la « bonne chère » traditionnelle est à l’honneur, si on boude le gigot pour ne manger que les flageolets qui l'accompagnent et si ce sont seulement des haricots verts, on risque fort de mourir de faim en sortant de la soirée, faute de suffisamment de glucides !

Dans un restaurant étoilé,Dans un restaurant étoilé ou un bistro, pas de problème : on peut maintenant avoir un plat sans viande ou poisson.

Dans les restaurants d’entreprise, il en va de même.

De plus, les restaurants végétariens se sont multipliés ces dernières années, tant à Paris qu’en province, et cela simplifie beaucoup les sorties.

Et pourquoi pas le régime semi-végétarien ?

En fait, la bonne solution réside dans le compromis :

  • consommer moins de viande si on en est un gros mangeur (plus de 150 g par jour),
  • oublier les charcuteries pour n'en savourer qu'un petit peu de temps en temps quand on rencontre une spécialité vraiment très bonne,
  • garder les poissons au menu deux fois par semaine, et si on les aime,
  • et si on les aime, se régaler parfois de coquillages quand c'est la saison.

Et surtout cuisiner tous les jours des plats de légumes et/ou de légumes secs : la soupe de légumes bien épaisse au dîner doit devenir une institution familiale.

Instaurer cet équilibre alimentaire semi-végétarien ne peut qu'être bénéfique pour toute la famille.

 
Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 15 Octobre 2012 : 09h04
Mis à jour le Lundi 26 Septembre 2016 : 10h15
Source : . http://www.interactioncouncil.org/world-confronts-serious-water-crisis-former-heads-government-and-experts-warn-new-report
. http://www.fao.org/docrep/004/y3557f/y3557f03.htm
. Archives of Internal Medicine, 12 mars 2012
. Red and Processed Meat Consumption and Risk of Incident Coronary Heart Disease, Stroke, and Diabetes Mellitus. A Systematic Review and Meta-Analysis
Renata Micha RD, Sarah K. Wallace BA, Dariush Mozaffarian
. http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/biohaz110407.htm
. http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1691.html