Les chutes : ces grands chocs !

Les chutes : ces grands chocs !

Un tiers des personnes âgées de plus de 65 ans et la moitié ds personnes âgées de plus de 85 ans, font une ou plusieurs chutes par an….

On peut voir ces informations comme des statistiques, mais il faut les comprendre comme un facteur d'entrée dans la dépendance, puisque 40% des patients hospitalisés pour une chute seront ensuite orientés vers une institution.

La chute n'est pas un événement normal, même pour une personne âgée

Elle est souvent provoquée par la combinaison de plusieurs facteurs, qui sont autant de pistes de prévention.

Les facteurs liés à la personne : trouble de l'équilibre, de la marche, diminution de la force musculaire, troubles de la vision, altération des fonctions cérébrales, troubles du sommeil, situation de stress et d'isolement, prise de certains médicaments (surtout les tranquillisants et les antihypertenseurs), etc., mais aussi toute situation relevant d'une maladie, en particulier cardiovasculaire et neurologique.

Les facteurs liés à l'environnement de la personne : planchers inégaux, tapis usés aux coins retournés, objets qui traînent, sols glissants ou humides (salle de bains), animaux domestiques, mauvais éclairage, etc.

Il va de soi que lorsqu'on multiplie les risques, comme un trouble de l'équilibre (inhérent au vieillissement), un mauvais éclairage et des troubles visuels, il tient du miracle qu'il n'y ait pas d'accident !

 

Que faire quand on a chuté pour la première fois ?

Le risque absolu est de banaliser, ou de minimiser un événement que l'on considère sans signification.

Plus que jamais, il faut en parler à son médecin, parce que la chute n'est pas un diagnostic, mais un symptôme. Le praticien se renseignera longuement sur les circonstances, les facteurs déclenchants, sur la survenue ou non de vertiges, sur le type de médicament utilisé, etc.

Il procèdera ensuite à un examen physique : mesure de la pression artérielle et du pouls en position couchée puis debout, auscultation cardiaque, examen neurologique complet, et parfois une prise de sang.

Ce n'est que lorsqu'il y a récidive de chutes sans cause retrouvé, qu'il faut pousser le bilan.

Quand la perte d'autonomie est progressive, l'hospitalisation s'impose.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 01/02/2013
Créé initialement par le 12/02/2001

Sources : Close J., Ellis M., Hooper R. et al., Prevention of falls in the elderly trial : a randomised controlled trial. Lancet 353 (9147) : 93-7, 1999. O'LOUGHLIN JL. et al., Incidence of and risk factors for falls and injurius falls among the community-dwelling elderly. Am. J. Epidemiol, 137 : 342-354, 1993. LESTOURNELLE A., La chute de la personne âgée : quelle prévention ? IGD Revue de l'UDIAGE et des CODERPA de l'Isère et de la Loire, 25 : 5, 1999.

Rapport 2009-2010 de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees). “Journal of the American Geriatrics Society”, janvier 2011. Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/327.pdf.

Cet article fait partie du dossier Attention aux 5 accidents domestiques les plus courants

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