Allergie aux médicaments : réelle ou supposée ?

Allergie aux médicaments : réelle ou supposée ?

En cas d'allergie à un médicament, que faire ?

En cas de réaction cutanée, il est nécessaire d'arrêter immédiatement le médicament et de prendre contact avec son médecin, lequel orientera rapidement vers un allergologue, voire vers un centre spécialisé le cas échéant. Il est très souvent utile de photographier l'état de sa peau. L'allergologue mènera une enquête poussée : temps de réaction après la prise du médicament, prises d'autres médicaments (sirop…), circonstances de la réaction (pendant un repas, effort physique, exposition au soleil…), etc. Si le rôle du médicament se confirme, l'exploration se poursuit.

En cas de réaction allergique de type immédiate

On réalise des prick-tests (introduction dans l'épaisseur de la peau d'un extrait allergénique à l'aide d'une minuscule pointe, la réaction positive se traduisant par une rougeur et une démangeaison) et éventuellement des tests intradermiques (introduction cutanée plus profonde de l'extrait). L'interprétation des résultats peut amener à pratiquer d'autres examens (examens biologiques, tests de provocation alimentaire…). Mais globalement, si le test est positif, la personne est diagnostiquée allergique, tandis que si le test est négatif, on procède à une réintroduction sous haute surveillance médicale, en débutant avec des doses très faibles et on arrête dès les premiers signes de réaction. En l'absence de réaction, la personne est diagnostiquée non allergique.

En cas de réaction allergique non immédiate

On recourt à des patches (une dose de médicament est placée sur un pansement) et on observe la réaction immédiate, puis à 2, 3 et 8 jours. En cas de positivité, la personne est diagnostiquée allergique, sinon on procède à un test de réintroduction.

Conseils pratiques en cas d'allergie aux médicaments

 

  • Porter sur soi une carte d'identité de l'allergique indiquant la molécule provoquant la réaction allergique.
  • Lire systématiquement les notices des médicaments.
  • Connaître la dénomination commune internationale (DCI) de la molécule à laquelle on est allergique.
  • Par exemple, la DCI de l'aspirine est l'acide acétylsalicylique.
  • Se faire remettre par son médecin la liste de tous les produits à risque.
  • Par exemple, certains bains de bouche, shampoings anti-pelliculaires ou produits contre les cors aux pieds peuvent contenir de l'aspirine.
  • Etablir avec son médecin une liste des médicaments que l'on peut prendre (plus intéressant qu'une liste des médicaments qu'on ne peut pas prendre), à mettre à jour au fil des ans.

Mis à jour par Isabelle Eustache le 16/05/2011
Créé initialement par Isabelle Eustache le 24/04/2006
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : 1er congrès français d'allergologie, Paris 12 au 14 avril 2006, communication du Pr Pascal Demoly, pneumologue et allergologue, Unité d'exploration des allergies à l'Hôpital Arnaud de Villeneuve, Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier.

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