Près de 40% des Français grignotent entre les repas

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Une habitude alimentaire se développe de plus en plus selon une étude du Crédoc, il s'agit du grignotage entre les repas. Combien de Français sont-ils touchés ?

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Un fruit à 11 heures, des biscuits à 16 heures, un carré de chocolat à 21 heures... Les Français sont de plus en plus nombreux àgrignoter entre les trois repas principaux de la journée.C'est ce que révèle une étude duCredoc(Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), réalisée pour le groupe agroalimentaire Mondelez International et relayée par Le Parisien.

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Afin d'être le plus représentatifs possible, les chercheurs ont choisi un panel de 1 182 personnes ayant répondu à un entretien en ligne entre juillet et novembre 2017.38 % d'entre elles reconnaissent grignoter entre les repas... contre 20 à 30 % selon plusieurs études depuis 2010. Mais alors pourquoi mangent-ils en dehors des repas ?

Pour 38 % d'entre eux, cette séance de grignotage serait par plaisir, 28 % le font pour stopper leur faim et 17 % simplement pour décompresser. Mais par contre pas question de culpabiliser, ils sont une large majorité à affirmer le faire sans regret.

L'apéro gagne en popularité

Le grignotage commence dès le matin, avec une pause en milieu de matinée, le plus souvent. Les Français ont alors un palais plutôt sucré et optent pour une boisson chaude accompagnée d'un fruit ou de biscuits. Il s'agit de prendre une sorte de petit-déjeuner pour ceux qui ne prennent pas le temps en se levant ou de combler un petit coup de mou. L'étude souligne tout de même que pour ceux qui mangent le matin, le snack est salé dans un cas sur cinq.

Le goûter, lui, reste sucré pour plus de quatre Français sur dix. Là encore, un tiers choisit une boisson chaude pour accompagner des céréales ou biscuits sucrés, dans 31% des cas, ou des fruits et du chocolat pour 19 % d'entre eux.

Et le grignotage continue le soir puisque la tendance pour 42% des Français, c'est l'apéro dînatoire. Cette habitude concerne particulièrement les jeunes urbains et est souvent pratiquée le week-end. Fini pour eux les longs repas à table, désormais on grignote de la charcuterie, des chips, des toasts ou cacahuètes accompagnées d'une boisson alcoolisée.

Devant le film du soir, même s'il n'a pas encore totalement digéré le dîner, un Français sur cinq ne résiste pas à une petite douceur... et souvent il s'agit d'un ou deux carrés de chocolat.

Mais"contrairement aux Anglo-Saxons, pour qui le snacking tout au long de la journée est devenu le principal mode d'alimentaire, les Français ne délaissent pas pour autant les repas traditionnels à table qui sont autant de moments de convivialité", souligne Thibaut de Saint Pol, co-auteur de ce premierObservatoire du snacking, interrogé parLe Parisien.

Publié par Manon Anger, journaliste santé le Lundi 12 Mars 2018 : 10h58
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