Le piège du café en trop ou de l’amoureux illusionné

Les pièges de l’activation

Le piège de l’irritation ou de la colère, que nous avons vu avec Juliette, résulte d’un mécanisme de transfert d’activation : quand notre niveau d’activation est déjà élevé, une petite irritation se surajoute et augmente le niveau d’activation jusqu’à l’explosion. C’est la goutte qui fait déborder le vase…

Mais d’autres pièges nous guettent quand nous sommes dans cet état. Le deuxième, nous explique Jacques Van Rillaer, résulte de notre tendance à attribuer ce qui nous arrive à une seule cause. Prenons encore un exemple tiré de son livre La nouvelle gestion de soi. Paul qui tombe amoureux dans une discothèque saura-t-il comprendre « que l’excitation due à la musique, à la danse, à la chaleur et à des boissons excitantes, a joué un rôle, peut-être essentiel, dans son coup de foudre ? »

Le troisième piège est malheureusement tout aussi courant. Il s’agit cette fois-ci de notre tendance à étiqueter une activation de notre organisme de manière erronée. Par exemple, dans tout état d’activation, le rythme cardiaque est accéléré, de même que la respiration… De là à penser qu’il s’agit d’un problème cardiaque et nous voilà au bord du malaise, puis si cela dure ou se renouvelle, de la phobie de situation. C’est ainsi que nombre d’entre nous débutent leur première crise d’angoisse ou de panique. Jacques Van Rillaer rapporte ainsi le témoignage de Marie Cardinal racontant sa première crise d’angoisse lors d’un concert d’Armstrong dont l’ambiance était particulièrement chaude : « Mon cœur s’est mis à battre très vite et très fort. Tant et tant qu’il est devenu plus important que la musique (…) Et, prise de panique à l’idée de mourir là, dans ce spasme, dans ces trépignements, dans ces hurlements de la foule, je me suis sauvée. »

Ne pas se faire piéger : une belle résolution

La principale leçon à retenir de ces exemples, c’est qu’en comprenant ce que nous vivons, ce que nous ressentons, nous pouvons mieux prévoir nos réactions et ne pas nous faire piéger par trop de stimulants comme le café, ou par trop d’interprétations erronées de ce qui nous arrive. Cette nouvelle gestion de soi, telle qu’elle est promue dans le livre de Jacques Rillaer, est ainsi une promesse pleine de potentiel pour une résolution de début d’année…

Et si vous souffrez d’angoisses ou de crises de panique, la lecture du livre de Jacques Van Rillaer vous expliquera pourquoi vous mettrez toutes les chances de votre côté en suivant une thérapie comportementale et cognitive ou TCC.

À savoir : les thérapeutes formés aux TCC sont accessibles via l’annuaire de l’association française de thérapie comportementale et cognitive : http://aftcc.org/membres_carte.php?PHPSESSID=4d65f4c07a45b785267b05151f852dfd

Source : « La nouvelle gestion de soi » de Jacques Van Rillaer, Editions Margada

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