Photo choc : son cancer de la peau lui laisse un trou béant à la nuque

Ryan Glossop a appris qu’il avait un mélanome en novembre 2018. Sa lutte contre le cancer de la peau lui a laissé un trou béant au niveau de la nuque. Sa femme a raconté son combat en photo sur Facebook.
© Istock

Ryan Glossop a été consulté un dermatologue en novembre 2018 après avoir remarqué l’apparition d’une "tache brune" au niveau de sa nuque. Et, il a bien fait de se tourner vers un professionnel. Cette marque d’apparence inoffensive était en réalité un mélanome.

Sa femme, Fallon, a retracé sa lutte contre ce cancer de la peau dans un post Facebook. En près d’un an, il a dû subir 4 opérations. Son épouse a confié à Fox News “chaque fois que son marqueur tumoral est revenu [anormal] et qu’on lui disait qu’il était nécessaire besoin de retirer plus de peau je me suis sentie malade”.

Lors de la dernière opération réalisée en mai dernier, les médecins lui ont retiré tellement de peau au niveau de son cou et de son dos qu’il a été nécessaire de lui faire une greffe. Le greffon a été pris sur l’arrière de ses deux jambes.

Malgré la chirurgie reconstructive, le quadragénaire de Perth a un trou de 40 cm de long et 8 cm de large. Il s’étend de sa nuque jusqu’entre ses omoplates.

"Le problème est que, quel que soit le cancer de la peau, non seulement, ils enlèvent la zone touchée, mais les médecins prennent également la peau située autour de celle-ci. Les bords revenaient sans cesse anormaux : ce qui s’est alors révélé être une affection cutanée appelée Nevus Spillus. Il est très rare que cela se transforme en mélanome, mais pour lui, cela a été le cas”.

Heureusement, au terme de ses épreuves et près d’un an de lutte, la bonne nouvelle est arrivée : Ryan Glossop a vaincu le cancer.


Mélanome : il ne pensait pas être à risque

Interview par le Daily Mail, Ryan Glossop a reconnu que cette épreuve était effrayante.

“Cela a fait peur au début, mais une fois qu’ils ont dit : "si nous pouvons faire cette greffe de peau, nous pensons que vous serez ok ", le plus dur était que j'avais des cicatrices assez importantes”.

Il a également reconnu qu’avant son diagnostic de mélanome, il ne pensait pas faire partie des personnes à risque car il n’avait pas de tache de rousseur lorsqu’il était enfant.

L’Australien se rappelle “ces dernières années, les choses ont commencé à changer, j'ai eu plus de taches ainsi que des taches de rousseur, mais ce n'est que lorsque j'ai commencé à travailler dans l'industrie minière que le concept d’examen de la peau a été plus présent autour de moi”.

Mélanome : sensibiliser les gens

Le couple qui a deux enfants de 8 et 4 ans, partage aujourd’hui son expérience afin de sensibiliser le grand public au dépistage du cancer de la peau. Fallon explique sur son post Facebook partagé plus de 3 000 fois depuis le 3 octobre “Toute cette expérience a été extrêmement difficile pour nous tous, mais si quelque chose de positif peut en sortir, c'est que nous voulons maintenant aider à sensibiliser davantage les gens sur le cancer de la peau. Le mélanome représente 10% de tous les cancers de la peau. C'est pourquoi il est si important que tout le monde subisse des contrôles cutanés réguliers”.

Mélanome : qu’est-ce que c’est ?

Le mélanome représente 10% des cancers de la peau. Le diagnostic est bon s’il est repéré tôt. En revanche, les chances de guérison se réduisent fortement s’il est pris en charge tardivement.

Le mélanome se développe à partir de cellules appelées mélanocytes. Dans 8 cas sur 10, le mélanome apparaît de façon spontanée sur une peau saine. Dans les 20% des cas restants, il se forme à partir d'un ancien grain de beauté.

Selon les professionnels de la santé, l'âge moyen du diagnostic d'un mélanome cutané est de 56 ans.

Cancer de la peau : les facteurs de risque

Le principal facteur de risque est l’exposition aux rayons ultraviolets que cela soit ceux du soleil (naturels) ou ceux des lampes à UV (artificiels). Le risque d'être atteint d'un mélanome augmente si au moins deux membres proches de sa famille ont développé ce type de tumeur (père, mère, frère, sœur).

Les peaux claires ou une importante présence de grains de beauté (supérieur ou égal à 50, un nævus d’une taille supérieure à 20 cm de diamètre, forme et couleurs atypiques) sont aussi des facteurs de risque.

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