Europe : les pays du Sud abandonnent le régime méditerranéen... et l’obésité repart à la hausse !

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Comme son nom l'indique, le régime méditerranéen est particulièrement en vogue dans les pays du Sud de l'Europe. Ou plutôt était. Car les enfants mangent de moins en moins en accord avec ces sages préceptes… et leur poids s'en ressent.

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Des fruits et légumes en quantité, accompagnés de légumes secs et d'huile d'olive. Un régime faisant la part belle aux poissons. Voilà les préceptes du régime méditerranéen, très suivi dans les pays du Sud de l'Europe. En tout cas par le passé.

La Grèce, l'Italie ou encore l'Espagne adoptent de plus en plus d'habitudes alimentaires douteuses, comme le montre une étude menée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et présentée au Congrès européen sur l'obésité, qui se tient à Vienne (Autriche).

"Le régime méditerranéen n'existe plus." C'est avec ces mots bien sombres que le Dr Joao Breda, directeur du département de prévention et maîtrise des maladies non transmissibles à l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a commenté les travaux qu'il a coordonnés.

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Un modèle disparu

En s'appuyant sur 10 ans de suivi des comportements alimentaires chez les enfants européens, l'équipe de l'OMS a tenté d'analyser le lien entre l'excès de poids et l'adhérence au régime méditerranéen.

Et il semble que les pays qui ont popularisé ces habitudes alimentaires n'en sont pas les adeptes les plus zélés. "Les enfants les plus proches de ce régime sont les Suédois", résume le Dr Joao Breda.

En effet, les jeunes Espagnols et Italiens mangent de moins en moins de fruits et légumes, au profit d'en-cas sucrés et salés mais aussi de nombreuses boissons sucrées. Ces facteurs, combinés à une activité physique très faible, expliquent bien le rebond de l'obésité dans ces pays.

Rien qu'à Chypre, 43 % des enfants de 9 ans sont considérés comme en surpoids ou obèses. Les estimations sont les mêmes le long du pourtour méditerranéen, à l'exception de la France.

Les jeunes Français sont minces

D'après ces données, l'Hexagone se situe en tête de classement, aux côtés des pays du Nord de l'Europe (Norvège, Irlande, Lettonie, Danemark), où la surcharge pondérale des enfants varie de 5 à 9 %.

Ces Etats se distinguent par une consommation élevée de fruits et légumes chaque jour. Mais là encore, notre pays joue la singularité. D'après une étude menée par le CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie), 6  des enfants seulement mangent plus de 5 portions par jour – en accord avec les recommandations.

A l'inverse, 45 % des enfants ingèrent trop peu de fruits et légumes au quotidien, avec moins de 3 portions par jour. Un mauvais réflexe qu'il faut combattre, d'après le Dr Joao Breda.  

"Augmenter la consommation de fruits et légumes chez les enfants est essentiel, tout comme réduire leur consommation de bonbons et de boissons sucrées", martèle-t-il dans un communiqué. De fait, les sodas contribuent fortement à la prise de poids, tout en favorisant l'apparition de maladies métaboliques.

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