Comment les oméga-3 agissent-ils sur le cerveau ?

Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le Mercredi 27 Juillet 2011 : 10h40
Mis à jour le Vendredi 06 Juin 2014 : 10h40

Les oméga-3 défraient la chronique depuis de nombreuses années pour leurs effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire mais aussi la santé mentale.

Explication sur le principal mécanisme d'action des oméga-3 dans le cerveau.



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Après avoir tant fait parler d'eux pour leurs effets bénéfiques sur la santé du cœur et des artères, les fameux acides gras polyinsaturés oméga-3 remettent le couvert, mais cette fois dans la prévention de plusieurs maladies du système nerveux comme l'épilepsie, la dépression, la maladie d'Alzheimer et la psychose maniaco-dépressive.

Les oméga-3 agissent tout au long de la vie

Présents en abondance dans certaines huiles végétales (noix, soja, colza, lin, germe de blé) et dans la chair des poissons gras (thon, saumon, maquereau…), les oméga-3 ne sont pas des inconnus pour les neurologues et les pédiatres.

En effet, la consommation d'acides gras oméga-3 joue un rôle important dans le développement des fonctions cérébrales chez le petit enfant.

Leurs effets positifs se mesurent sur la mémoire, la concentration et les facultés d'apprentissage. Un acide oméga-3 tire particulièrement son épingle du jeu à ce niveau : le DHA ou acide docosahexaénoïque. Plus le neurone est riche en DHA, plus le cerveau a la faculté de se développer, plus les performances cognitives sont appréciables. Cette faculté protégerait la santé mentale.

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Oméga-3 et cerveau, comment ça marche ?

Le mécanisme moléculaire de protection contre certaines maladies neurologiques (attaques cérébrales, épilepsie, dépression…) par les oméga-3 a été élucidé par une équipe française du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique).

Dès 2000, cette équipe a démontré sans ambiguïté que les oméga-3 et, surtout, le DHA, diminuent les dégâts neuronaux provoqués par une attaque cérébrale ou lors d'une crise d'épilepsie provoquée chez l'animal.

Puis c’est en 2004, qu’elle démontre que cet effet, complexe, passe par un canal au potassium, la protéine Trek-1, cible connue des oméga-3, qui provoquent son ouverture. Les souris qui n'expriment pas ladite protéine sont beaucoup plus sensibles aux attaques cérébrales et aux crises d'épilepsie que les souris normales et sont insensibles à l'effet neuroprotecteur des oméga-3…

Mots-clés : Omega 3, Cerveau
Publié par Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste le Mercredi 27 Juillet 2011 : 10h40
Mis à jour le Vendredi 06 Juin 2014 : 10h40
Source : TREK-1, a K+ channel involved in neuroprotection and general anesthesia. C. Heurteaux et al. The EMBO Journal, en ligne le 3 juin 2004.
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