Charlotte Gaccio : enceinte, elle a été victime de grossophobie

Charlotte Gaccio, la fille de Michèle Bernier et Bruno Gaccio, a été victime de grossophobie alors qu’elle attendait des jumeaux. La comédienne à l’affiche de "Pourquoi nous détestent-ils ?" - série documentaire ayant pour but de démonter les clichés sur les gros, les malades et les vieux - s’est confiée à Europe 1 sur cet épisode douloureux.
© abacapress

À l’annonce d’une grossesse, les futures mamans s’attendent - à raison - de recevoir des félicitations et embrassades. Malheureusement, ce n’est pas l’expérience vécue par Charlotte Gaccio. La fille de Michèle Bernier et Bruno Gaccio a révélé au micro d’Europe 1 qu’elle avait été victime de grossophobie alors qu’elle attendait de ses jumeaux en 2017. 

La comédienne a confié avoir lu par curiosité à l’époque les commentaires des articles reprenant la nouvelle : "C’était absolument immonde. Quand on annonce quelques choses aussi chouette qu’une grossesse désirée, c’est un peu violent. Je me le suis vraiment pris en pleine gueule".

Et il est vrai que les messages dont elle se rappelle encore - deux ans après la naissance de ses enfants Zoé et Roméo - sont particulièrement cruels. Elle en a cité quelques uns de mémoire : “Mais qui a pu vouloir baiser celle-là”, “elle a dû se faire prendre par un chien dans la rue”.


Charlotte Gaccio : son combat contre la grossophobie

La jeune femme se bat aujourd’hui contre ce type d’attaques. Elle participe ainsi à la troisième saison de la série documentaire "Pourquoi nous détestent-ils ?” sur Planète+ qui démontent les préjugés sur ceux régulièrement pointés du doigt par la société : les gros, les vieux et les malades.

Elle a expliqué à la radio "S'ils sont gros, c'est de leur faute. Voici le préjugé qu'on essaye de déconstruire. Être gros, ce n'est pas une question de volonté”.

Pour elle, si les individus en surpoids, malades ou âgés sont pris pour cible, c’est parce qu’ils “incarnent nos peurs”. ”C’est quelque chose qui peut nous arriver à tous", conclut-elle.

Et la grossophobie n’est pas uniquement sur Internet et dans la rue. Elle commence dès la cour de l’école selon une expérience suisse reprise dans le film. "Tous les enfants mettent à part l’enfant gros. (…) Ils sont déjà discriminants", a expliqué la comédienne.


Pierre Ménès: la culpabilité des malades

Pierre Ménès qui participe également à la série, s’est est également confié sur les nombreuses attaques reçues concernant son apparence : "Si vous allez sur mes réseaux sociaux, les gens qui ne m’aiment pas, c’est immédiatement ‘gros porc’".

De plus, il a aussi dû faire face aux difficultés rencontrées par les malades. L’homme greffé du foie en 2016 après une cirrhose Nash s’est également confié à Europe 1 "J’ai été obèse et moi, c’était complètement de ma faute. Je bouffais trop, mes reins ont lâché, mon foie a lâché. J’ai payé la facture".

D’autres embarras se sont ajoutés : "L’immobilité, c’est cinq mois en fauteuil et alité. Et l’humiliation, c’est parce que l’hôpital, c’est être à poil dans son lit, faire ses besoins dans son lit, ce sont des gens qui vous donnent à manger, vous nettoient et encore, je suis extrêmement bien tombé".

Les grossesses gémellaires : des grossesses à risque

Selon l’INED (Institut National d'Études Démographiques), il y a eu 12 458 naissances de jumeaux sur 724 925 naissances en 2017. Cela représente 1,72% des accouchements.

Les grossesses gémellaires ont tendance à être plus nombreuses ces dernières années. Toutefois, cela reste des grossesses à risque.

Des complications plus fréquentes

Attendre des jumeaux représente plus de risque qu’une grossesse simple aussi bien pour la mère que pour les bébés. Ils peuvent souffrir de :

  • un accouchement prématuré ;
  • une mortalité néo-natale ;
  • une toxémie gravidique (hypertension artérielle de grossesse) ;
  • un retard de développement intra-utérin ;
  • une prise de poids importante ;
  • un diabète gestationnel ;
  • une anémie ;
  • un risque du syndrome transfuseur-transfusé pour les jumeaux monozygotes qui ont le même placenta.

Un congé maternité plus long

Les femmes qui attendent des jumeaux bénéficient d’un congé maternité plus long. L’arrêt du travail minimal est de 12 semaines avant le terme et de 22 semaines après l’accouchement, soit 34 semaines (contre 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et 10 semaines après pour les grossesses simples, soit 16 semaines).

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Source : Grossophobie : "Être gros, ce n’est pas une question de volonté", martèle Charlotte Gaccio, Europe 1, 29 septembre 2019
Accouchements multiples, INED