La maladie de Lyme en 6 questions

La maladie de Lyme en 6 questions

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 21 Juin 2013 : 11h52
Mis à jour le Jeudi 21 Juillet 2016 : 10h47
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La tique est le vecteur de la borréliose, bactérie à l’origine de la maladie de Lyme chez l’homme et transmise lors d’une piqûre. Voici les bonnes questions et les bonnes réponses pour continuer à se promener dans les bois sans risquer une maladie de Lyme.

Quelles sont les régions les plus à risque en France ?

Le nombre de nouveaux cas par an en France est estimé à 27 000 mais, la maladie de Lyme n’étant pas forcément bien diagnostiquée, il en existe certainement beaucoup plus (le chiffre de 300 000 est évoqué). La tique est présente sur tout le territoire, mais plus particulièrement sur le quart nord-est de la France. C’est donc en se promenant en forêt dans ces régions du printemps à la fin de l’automne que le risque de piqûre de tique est le plus élevé. La maladie de Lyme sévit très largement dans les régions tempérées et froides de l’hémisphère nord. En France, l’incidence varie fortement d’une région à l’autre.

Alsace, Lorraine, Auvergne et Limousin : attention !

L’Est (Alsace, Lorraine) et le centre du pays (Limousin, Auvergne) sont les plus touchés. La maladie de Lyme sévit très largement, avec une incidence pouvant atteindre plus de 200 cas / 100.000 habitants en Alsace. Seule une petite bande de territoire en zone méditerranéenne et des régions situées à une altitude élevée (au-dessus de 1.500 m) sont épargnées par les tiques infectées.

Les symptômes : comment reconnaître une maladie de Lyme ?

Trois à trente jours après la piqure de tique, la maladie de Lyme se caractérise par un « érythème chronique migrant » : une éruption rouge et inflammatoire qui s’étend rapidement autour du point de piqûre, parfois accompagnée de fièvre. Lorsque cet érythème évocateur passe inaperçu et en l’absence de traitement, la maladie de Lyme se manifeste plusieurs semaines ou mois après mais alors à un stade plus grave : troubles articulaires, cutanés, cardiaques et neurologiques, aggravant le pronostic alors que l’évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement.

Attention : l’absence d’érythème ne signifie pas forcément absence d’infection. Selon la fondation canadienne pour la maladie de Lyme, 50% des personnes mordues n’ont pas d’érythème mais une irruption cutanée de style piqûre d’araignée.

Un test diagnostic (Elisa) existe en France pour dépister la maladie mais il manque de fiabilité. Certains médecins préfèrent le test utilisé en Allemagne (Elispot) apparemment plus efficace.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 21 Juin 2013 : 11h52
Mis à jour le Jeudi 21 Juillet 2016 : 10h47
Source : Institut Pasteur, www.pasteur.fr. Ministère de la Santé, www.sante.gouv.fr. Invs, BEH, hors-série, 6-8, 14 septembre 2010, rapports d’activité du CNR des Borrelia. BEH n°22-23, 4 juin 2013, Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2013. Association française pour la maladie de Lyme, www.lesnympheas.org
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