" Jet lag " : quelle stratégie adopter ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 04 Décembre 2006 : 01h00
Mis à jour le Mardi 21 Juin 2016 : 15h25
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Le « jet lag » ou le décalage horaire subi lors des déplacements longue distance peut entraîner des troubles plus ou moins importants. Comment réagir ? Que faire pour se recaler ? Quelles sont les principales stratégies ?

Vol aérien et décalage horaire

Les effets du décalage horaire sont très variables. Chaque personne réagit différemment, notamment en fonction des caractéristiques individuelles ou de certaines maladies. Mais le jet lag dépend également des habitudes de sommeil, de l'objet du séjour, de sa durée et de la destination du voyage.

Ainsi, la plupart du temps, le jet lag doit être géré au cas par cas.

Soulignons toutefois que globalement, le « couche-tôt » sera avantagé pour les voyages vers l'est, tandis que le « couche-tard » le sera lors d'un séjour vers l'ouest.

Le cas d'une personne qui part deux semaines en vacances aux États-Unis

  • Il est conseillé à cette personne de mettre sa montre à l'heure du pays de destination dès qu'elle monte dans l'avion et de ne plus penser à l'heure de son lieu de résidence.

  • Sur place, elle doit suivre le rythme local, notamment pour les repas et le sommeil.

  • Il est recommandé de ne pas se coucher avant 23 heures. Et de résister à l'envie et/ou au besoin de faire une sieste durant la journée.

  • Si le couche-tard et le bon dormeur ne devraient pas rencontrer de problème, en revanche, le couche-tôt risque de se réveiller tôt le lendemain matin.

    Le médecin pourra alors prescrire un léger somnifère à prendre le soir au coucher trois jours de suite.

  • Dès le début du séjour, il est important de s'exposer à la lumière dès que possible et de faire de l'activité physique, même de la marche.

  • Au retour, le couche-tôt ne devrait pas rencontrer de souci, à condition de remettre sa montre à l'heure de son lieu de résidence dès la montée dans l'avion.

  • C'est alors le couche-tard qui pourrait être incommodé au retour.

    Si la gêne est importante, un somnifère durant deux ou trois jours peut être bénéfique.

  • Attention, jamais d'hypnotique pendant le trajet car la durée du sommeil est trop courte et la nuit dans l'avion est ponctuée de multiples réveils inévitables.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 04 Décembre 2006 : 01h00
Mis à jour le Mardi 21 Juin 2016 : 15h25
Source : Le Quotidien du médecin, 17 novembre 2006.
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