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Prendre l'avion à en perdre la tête !

Prendre l'avion à en perdre la tête !
Selon une équipe de chercheurs britanniques, les décalages horaires répétés provoquent des altérations cérébrales, dont des troubles de la mémoire et de l'apprentissage. Ces résultats sont en faveur du respect d'un temps de récupération suffisant après chaque décalage horaire.

Les décalages horaires répétitifs peuvent-ils provoquer des altérations cérébrales ?

Les effets à long terme du décalage horaire sur le volume cérébral et sur les performances de la mémoire ont été analysés à partir de 20 femmes employées comme hôtesse de l'air par des compagnies aériennes internationales. Elles avaient toutes au moins 5 ans de carrière derrière elles. Deux groupes ont été distingués selon les temps de récupération accordé : moins de 5 jours entre deux vols transméridiens d'au moins 7 heures de décalage horaire et plus de 14 jours entre les vols. Le volume des différentes structures cérébrales ayant été analysé à l'aide des techniques d'imagerie médicale, notamment l'IRM (Imagerie par résonance magnétique), il s'avère que plus les périodes de repos entre chaque voyage sont courtes, plus certaines structures cérébrales (lobe temporal droit) sont réduites. Lorsque les volontaires réalisent des tests d'apprentissage et d'attention, les meilleures performances sont observées dans le groupe ayant le temps de récupération le plus long.

Même si d'autres études sont nécessaires afin de confirmer l'origine de ces altérations du cerveau, dont on ne sait pas encore si elles sont réversibles, il semble nécessaire de respecter des périodes de récupération satisfaisantes entre chaque décalage horaire afin de maintenir l'intégrité fonctionnelle du cerveau.

Article publié par le 28/05/2001
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Kwangwood Cho et coll., Nature Neuroscience, vol 4, n°6, juin 2001.

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