Éruptions cutanées

Éruptions cutanées

Publié par Dr Philippe Presles le Jeudi 31 Mai 2001 : 02h00
Mis à jour le Lundi 28 Juillet 2014 : 09h07
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Eruption cutanée, ce terme désigne une apparition récente de lésions sur la peau.

Il existe trois grands types d'éruptions cutanées :

  • inflammatoires,
  • infectieuses,
  • maladies cutanées.

Éruptions cutanées : Examens

Le médecin notera les informations pertinentes et procédera à un examen général.

Des prélèvements (grattage, biopsie, etc.) peuvent être nécessaires et des analyses sanguines sont parfois requises.

Éruptions cutanées : Traitement

Éruptions inflammatoires (allergies ou irritations)

  • Dermatite de contact.

    Il faut d'abord tenter d'éviter la substance responsable de l'éruption cutanée. Des crèmes à base de corticostéroïdes peuvent être prescrites pour maîtriser la réaction allergique ou irritative.

  • Érythème fessier du nourrisson.

    Pour les cas graves et persistants, le médecin pourra prescrire des corticostéroïdes doux, des émollients et des crèmes qui font barrière avec la peau.

  • Intertrigo.

    L'application de crèmes dermocorticoïdes faibles associées ou non à un antifongique (contre le champignon) donne de bons résultats, mais l'inflammation peut récidiver. Le traitement de l'obésité, le cas échéant, aide à prévenir les récidives.

  • Réaction médicamenteuse.

    Le médecin pourra changer la prescription. Les symptômes devraient alors disparaître.

  • Urticaire.

    L'élimination de la cause est le meilleur traitement. Toutefois, il n'est pas toujours possible de l'identifier (les tests d'allergie sont habituellement peu utiles pour l'urticaire non aigüe). Le médecin pourra alors prescrire des antihistaminiques à court, moyen ou long terme pour maîtriser les symptômes. L'utilisation de corticostéroïdes par voie orale peut également être envisagée (par voie intraveineuse dans les cas très importants).

Éruptions infectieuses (virus, bactéries, champignons ou parasites)

  • Herpès buccal et génital.

    Pour l'herpès buccal ou bouton de fièvre, le traitement n'est pas obligatoire puisque les lésions disparaissent toutes seules (le virus, lui, demeure en permanence dans l'organisme et provoque des récidives). On peut cependant utiliser une pommade à base de médicaments antiviraux ou de la vaseline pour soulager les symptômes. Des antiviraux oraux sont parfois aussi prescrits en prévention et pour accélérer la guérison. Dans les cas d'herpès génital, le médecin prescrira un antiviral oral. Une crème antivirale est quelquefois utilisée.

    En outre, une crème analgésique et des analgésiques en comprimés peuvent être requis pour maîtriser la douleur de l'herpès génital. Pour les cas très graves d'herpès génital, on peut traiter par antiviral en intraveineuse.

  • Mégalérythème épidémique (cinquième maladie).

    Aucun traitement spécifique n'est nécessaire, l'éruption disparaissant habituellement d'elle-même.

  • Varicelle, rubéole, roséole et rougeole.

    Habituellement, aucun traitement spécifique n'est nécessaire. Si la varicelle frappe un adolescent ou un adulte, le médecin pourra prescrire un antiviral oral, car les symptômes et l'éruption sont plus accentués après l'enfance. On doit administrer le médicament dans un délai maximal de 24 à 48 heures après l'apparition de l'éruption.

  • Verrues.

    Les deux tiers des verrues disparaissent d'elles-mêmes, sans aucun traitement, en un ou deux ans. On peut toutefois les détruire avec des préparations à l'acide salicylique vendues sans ordonnance (plusieurs traitements sont souvent nécessaires).

    Le médecin peut aussi recourir à l'azote liquide, à la chirurgie par électro-dessication (pour brûler la verrue), au curetage (pour gratter la verrue) et au laser (CO2). Les verrues anogénitales (condylomes acuminés) nécessitent des applications d'acide trichloroacétique, de podophylline ou d'Aldara.

  • Zona (ou Herpes zoster).

    Traiter le plus rapidement possible (moins de 72 heures après l'apparition des lésions. Après quatre jours, le médicament sera inefficace). Les antiviraux aident à enrayer l'éruption et les symptômes de douleur aiguë ou chronique. Ce traitement est surtout indiqué pour les personnes de 50 ans et plus, chez qui les risques de douleur chronique sont beaucoup plus grands.

  • Impétigo.

    On soigne l'impétigo par des antiseptiques et/ou des antibiotiques (en comprimés ou topiques). Le mode d'administration est déterminé essentiellement par le nombre de lésions.

  • Scarlatine.

    Des antibiotiques par voie orale seront nécessaires.

  • Mycose.

    On utilisera un antifongique en crème ou en comprimés, selon l'étendue et la localisation des lésions.

  • Gale.

    Elle se traite avec des produits appliqués sur la peau, surtout le lindane et la perméthrine. Chez les femmes enceintes ou chez les enfants en bas âge, on peut recourir à une préparation à base de soufre.

  • Poux de pubis (morpions).

    Une crème ou un shampooing antiparasitaire (lindane ou perméthrine) en vente sans ordonnance suffisent à enrayer l'infestation.

Éruptions de maladies cutanées

  • Dermatite atopique (eczéma atopique).

    Des crèmes corticostéroïdes, des immunosuppresseurs, parfois des antibiotiques (parce que des bactéries peuvent contaminer les lésions de l'eczéma) ainsi que des antihistaminiques aident à soulager les épisodes eczémateux. La peau sèche doit être hydratée en prenant des bains tièdes et brefs, de même qu'avec des crèmes émollientes.

  • Lichen plan.

    Selon la gravité de l'éruption, on traite cette maladie avec des crèmes à base de dermocorticoïdes, avec des corticostéroïdes par voie orale ou encore par de la photothérapie (irradiation de la zone atteinte par des rayons ultra-violets).

  • Miliaire rouge.

    Ce trouble ne nécessite aucun traitement médical ; il disparaît de lui-même après quelques heures ou quelques jours si on évite la chaleur et l'humidité.

  • Psoriasis.

    Il se traite par des crèmes et des pommades (goudron, corticostéroïdes, anthraline, etc.) ou par des produits administrés par voie orale ou par injection (méthotrexate, étrétinate, cyclosporine, etc). La photothérapie et la photochimiothérapie sont une autre option pour les cas graves. La photochimiothérapie consiste à employer sur des lésions une molécule activée par un faisceau lumineux de laser médical.

Guide: 

Publié par Dr Philippe Presles le Jeudi 31 Mai 2001 : 02h00
Mis à jour le Lundi 28 Juillet 2014 : 09h07
Source : Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005.
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