Stress et grignotage : les femmes sont des " mangeuses émotionnelles "

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Cette constatation a été faite à partir d'une population de femmes qui travaillent. Plus elles sont stressées par leurs activités professionnelles, plus elles compensent par du grignotage. C'est ainsi qu'avec le stress, elles tendent à avoir une mauvaise hygiène de vie.

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Le travail modifie les habitudes alimentaires des femmes

Souhaitant étudier la relation entre le stress et les habitudes alimentaires, des chercheurs ont obtenu des données intéressantes. Dans cette étude, le stress étudié est celui généré par les activités professionnelles et notamment par le nombre d'heures consacrées au travail.

En analysant les habitudes de vie d'une population d'hommes et de femmes, exerçant ou non une activité professionnelle, on constate que plus les femmes travaillent dur et sont soumises au stress, plus elles adoptent une mauvaise hygiène de vie.

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Le stress augmente le grignotage

Par comparaison aux femmes qui ne travaillent pas ou peu, et par rapport aux hommes qui travaillent, les travailleuses grignotent davantage entre les repas sur leur lieu de travail. À l'extérieur, elles pratiquent moins d'activités physiques, sportives et de loisirs. Mais aussi, elles boivent plus de café et consomment plus de cigarettes.

À l'approche d'une réunion, d'un rendez-vous ou d'un entretien avec son supérieur, on remarque une nette augmentation du grignotage, de la quantité de café ingérée et de cigarettes fumées. C'est également le cas lors d'une surcharge de travail ou lorsque des délais ne sont pas respectés.

En revanche, le stress professionnel ne semble pas influencer les habitudes des hommes. Trouvent-ils une autre échappatoire que le grignotage, le tabac ou le café pour encaisser leur stress et quel est-il ? L'étude ne le dit pas.

En tout cas, il est clair que le stress modifie l'hygiène de vie des femmes. Elles cherchent notamment un certain réconfort dans l'alimentation.

Pourquoi une telle réaction au stress ? Résistent-elles moins bien au stress que les hommes ? Il s'agit peut-être tout simplement de la double activité qui repose sur les épaules des femmes qui travaillent : après leur activité professionnelle, nombre de taches domestiques les attendent encore à la maison : courses, repas, activités ménagères, devoirs et bain des enfants

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 31 Juillet 2006 : 02h00
Source : O'Connor, Economic and Social Research Council, juillet 2006.