Plusieurs personnes intoxiquées au Canada suite à la consommation de laitues romaines contaminées

© Istock

La laitue romaine contaminée aux Etats-Unis envahit le Canada. Six personnes ont été contaminées par la bactérie E-Coli. 

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La bactérie E. Coli (O157) ne s'est pas arrêtée aux frontières des Etats-Unis. Alors que plusieurs personnes ont déjà été contaminées par cette bactérie présente dans la laitue romaine depuis le mois de mars, six cas viennent d'être annoncés au Canada.

Le gouvernement canadien confirme que ces six cas sont liés à la souche retrouvée dans les laitues romaines aux Etats-Unis. Les différents cas s'éparpillent sur différentes provinces du Canada (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatechewan et Ontario). Les victimes ont été contaminées entre fin mars et mi-avril 2018, avant que l'infection ne soit révélée publiquement.

Parmi les malades, une personne a été hospitalisée mais aucun décès n'a été signalé. Ils étaient tous âgés de 13 à 68 ans, dont plus de la moitié étaient des femmes.

La plupart des Canadiens contaminés ont affirmé avoir consommé de la laitue romaine à la maison, dans des salades préparées. Elles avaient été achetées dans des épiceries, au restaurant et dans une chaîne de restauration rapide. Mais deux des personnes touchées ont voyagé aux Etats-Unis et ont consommé de la laitue durant leur séjour.

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"S'il est établi que de la laitue romaine contaminée se trouve sur le marché canadien, l'Agence canadienne d'inspection des aliments prendra les mesures nécessaires pour protéger le public, y compris le rappel du produit, au besoin", explique l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) dans un communiqué. Pour le moment, aucun rappel de laitue romaine n'a été effectué au Canada.

Des symptômes pouvant être très graves

Présente dans les intestins des bovins, des volailles et d'autres animaux, la bactérie E. Coli peut infecter des fruits et légumes s'ils se retrouvent en contact avec des matières fécales d'animaux infectés.

Personne n'est à l'abri de contracter une infection, mais les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les enfants en bas âge et les personnes âgées sont les plus à risques de complications. En particulier pour cette souche d'E. Coli (O157), qui est plus susceptible de causer des symptômes graves.

La plupart du temps, la personne infectée tombera malade pendant quelques jours et se rétablira complètement sans traitement. Les différents symptômes se manifestent dans les dix jours suivant le contact avec la bactérie. Les consommateurs souffriront de nausées, vomissements, maux de tête, fièvre légère, violentes crampes d'estomac et diarrhée aqueuse ou sanglante.

"Mais dans de rares cas, la personne contaminée pourra présenter des symptômes similaires à un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou des crises épileptiques qui mettent sa vie en danger", indique l'Agence de santé publique au Canada.

Des précautions pour limiter les risques

Comme il est difficile de savoir si un produit est contaminé, il est préférable de prendre des précautions. En effet, la présence d'E. Coli ne se voit pas sur le produit, ne provoque pas d'odeur particulière et n'altère pas le goût des aliments.

Plusieurs conseils de salubrité peuvent limiter la contamination sans pour autant éliminer le risque :

  • Se laver les mains après être allé aux toilettes;
  • Se laver les mains avant la préparation des aliments;
  • Ne pas provoquer de contamination entre la viande crue et les autres aliments, en lavant régulièrement ses mains et les ustensiles ainsi que le plan de travail;
  • Il est nécessaire de bien cuire la viande hachée, en particulier si elle est destinée aux jeunes enfants ou aux personnes âgées;
  • Ne pas donner de lait cru ou fromage au lait cru aux enfants;
  • Laver soigneusement les légumes, fruits et herbes aromatiques et les éplucher si possible avant de les consommer.

Publié le 11 Mai 2018
Auteurs : Manon Anger, journaliste santé
Source : Eclosion d'infctions à E-Coli associées à la laitue romaine.
Voir + de sources
Agence de santé publique du Canada. 9 mai 2018
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