Intoxications alimentaires de l’été, comment les éviter ?

Lorsque les aliments sont mal transportés, mal conservés et préparés au dernier moment, ils peuvent être porteurs de multiples bactéries néfastes.

Comment repérer ces produits à risque ? Et comment se traiter en cas d’intoxications ?

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Tourista ou diarrhée du voyageur

Qui ne connaît pas la «tourista» ? Cette fameuse «diarrhée du voyageur» survenant souvent en haute saison.

Casse-croûte sur le pouce, charcuteries et glaces achetés dans la baraque à frites du coin... En vacances, si la découverte de nouvelles régions, pays et sites ne manque pas d’attraits, attention à ce que vous mangez ! Même si, en principe, tout produit contrôlé et répondant aux normes réglementaires en terme de conservation est, à priori, sans danger pour la santé.

Attention aux viandes, œufs et crèmes

Le problème, c’est que le touriste qui achète ses produits, pour la première fois, chez un fournisseur alimentaire (restaurant, supermarché, kiosque à glaces...) ne peut pas savoir, à l’avance, si celui-ci respecte ou non les normes de qualité. Et cela, même si quelques signes peuvent, tout de même l’alerter (lire ci-dessous).

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L’été, le voyageur doit se méfier tout particulièrement de certains aliments. Le principal risque étant lié à la rupture de la chaîne du froid.

Les glaces et crèmes de toutes sortes (y compris celles contenues dans les pâtisseries) peuvent provoquer des intoxications lorsqu’elles ne sont pas bien conservées. Même chose pour la charcuterie. La viande hachée crue, quant à elle, favorise la prolifération des bactéries. Et les œufs peuvent être vecteurs de salmonelles. Car contrairement aux infections virales de l’hiver, les intoxications de l’été sont plutôt d’ordre alimentaires et bactériennes.

Dans ce cas, lorsque l’on a consommé des produits avariés – infestés de mauvaises bactéries – l’intoxication alimentaire estivale peut-elle être grave ? La sévérité de la maladie n’est pas tellement liée au type de bactérie présent dans l’aliment (staphylocoques, salmonelles escherichia coli...). Mais au "terrain" de chaque patient : le tout-petit, la personne âgée ou immunodéprimée risquent, par exemple, de développer une forme plus importante d’intoxication que les trentenaires en bonne santé.

Publié par Hélia Hakimi-Prévot, journaliste santé le Jeudi 21 Juillet 2011 : 10h57
Mis à jour le Mercredi 22 Juin 2016 : 12h35
Source : Côté santé.