Parasite : 4 cas de contamination après la consommation de poissons crus dans le Finistère

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Attention si vous consommez du poisson cru ou mariné. Celui-ci peut en effet contenir des larves de parasites dangereuses pour le système digestif.

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Carpaccios, tartares, marinades, ceviche… L’été appelle la fraîcheur dans nos assiettes mais pour les plats de poisson, cela comporte des risques. Dans une note d’information publiée sur son site internet le 13 août 2018, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation révèle que quatre cas de contamination parasitaire ont été rapportés en juillet et août 2018 dans le département du Finistère. "Les personnes touchées ont présenté des troubles digestifs graves après consommation de poissons crus (merlu) ou uniquement marinés (anchois)" précise le ministère.

Perforation de l’estomac, occlusion, péritonite

Les poissons et les mollusques peuvent en effet être vecteurs d’un parasite de la famille des Anisakidae, responsable d’une anisakidose chez l’homme. Cette infection est générée par la fixation de larves vivantes du parasite sur la paroi du tube digestif. En tentant de s’y enfoncer, les larves entraînent "plusieurs symptômes digestifs allant de manifestations pseudo-ulcéreuses, qui surviennent quelques heures après l’ingestion, à l’occlusion. Des allergies allant de l’urticaire au choc anaphylactique ont été également rapportées" décrit le ministère. Une perforation de l’estomac et une péritonite - une inflammation du péritoine, la membrane qui recouvre la cavité abdominale - peuvent aussi survenir.

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15 à 100% des poissons sauvages concernés

"Toutes les espèces sont susceptibles de contenir ces parasites" observe le ministère. Les zones principalement touchées sont les mers tempérées et froides de l’hémisphère nord. "Selon les espèces et les lieux de capture, de 15 à 100 % des poissons sauvages de mer sont parasités par les larves d’Anisakidae, parfois présentes en très grande quantité. C’est le cas notamment du hareng, du maquereau, de la lotte, du flétan ou du merlu" note le ministère.

Poissons crus ou marinés : conseils de sécurité

La cuisson à cœur peut détruire les parasites. Mais si vous préférez consommer votre poisson cru ou mariné sans risque pour votre santé, respectez quelques consignes de sécurité :

  • vider ou faire vider le poisson aussitôt acheté ; cela permet de limiter la migration des larves depuis le tube digestif, où elles sont initialement présentes, dans les chairs du poisson.
  • préférer une découpe en tranches fines plutôt qu’en cubes pour détecter à l’œil nu d’éventuels parasites.
  • congeler les produits préalablement à leur consommation sept jours dans un congélateur domestique pour tuer les larves des parasites.

Les Anisakidae ne sont pas les seuls parasites susceptibles de contaminer votre poisson. En janvier 2018, un Californien de 30 ans amateur de sushi avait eu la mauvaise surprise de découvrir qu’un ver appelé Diphyllobothrium ou ténia du poisson d’1,70 mètre avait élu domicile dans son intestin.

Publié par Laurène Levy, journaliste santé le Vendredi 17 Août 2018 : 10h40
Source : Le parasitisme des produits de la pêche, qu’est-ce que c’est ? Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, 13 août 2018
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