Manger végétarien réduirait les risques d’infections urinaires

Pour éviter la souffrance des cystites, les femmes ont tout intérêt à adopter un régime végétarien. Selon une nouvelle recherche, arrêter de manger de la viande réduirait les risques de souffrir d’infections urinaires de 16%.
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Les végétariens ont un nouvel argument à mettre sur la table pour défendre leur choix alimentaire lors du prochain repas de famille. Les femmes qui ne mangent pas de viande, ont moins de risque de faire une infection urinaire

Un effet protecteur surtout observé chez les femmes

Dans le cadre de cette étude menée par la fondation médicale bouddhiste Tzu Chi, les chercheurs ont étudié le dossier médical de 9742 participants thaïlandais dont 3040 végétariens

Ils ont répertorié 217 cas d’infections urinaires dans le groupe ayant un régime végétarien et 444 cas parmi les mangeurs de viande. En prenant en compte le potentiel effet de l’âge, du sexe, du mode de vie et de la santé des participants, l’équipe a déterminé que suivre un régime végétarien diminuait les risques de développer une cystite de 16%. Des analyses supplémentaires ont révélé que cet effet protecteur était surtout significatif chez les femmes et les non-fumeurs. 

Moins de viande, moins de bactéries E

L'équipe derrière l'étude affirme que cela peut être dû au fait que la viande, en particulier le porc et la volaille, est connue pour contenir les souches de bactéries E coli, responsables de nombreuses infections urinaires. Les scientifiques pensent qu’en abandonnant la viande, les gens diminuent leur exposition à ces germes, et par conséquent les risques de cystites.

Par ailleurs, le menu végétarien riche en fibre pourrait, selon les scientifiques, également éviter le développement des bactéries dans les intestins. 

Le Dr Chin-Lon Lin, co-auteur de la recherche réalisée à Taïwan, ajoute "Les régimes végétariens [conduisent à] un pH des selles plus bas (acide) que celui des non-végétariens. Et, un pH des selles plus bas pourrait empêcher la croissance des bactéries E. Coli".

Après la parution de l’article dans la presse scientifique, plusieurs scientifiques ont nuancé les résultats en mettant en avant la faible taille de l’échantillon. Par ailleurs, l’étude ne prend pas en compte les antécédents familiaux, la fréquence des rapports sexuels ou encore la méthode de contraception. Or, ces éléments sont également des facteurs de risque à prendre en considération. 


Infections urinaires : les E.coli dans le viseur

Les infections urinaires sont généralement causées par des bactéries E. coli présentent dans les intestins ou le vagin. Le plus souvent, elles passent de la région anale ou vulvaire en s'introduisant dans l’urètre et causent une infection. Ce sont les femmes qui développent le plus souvent ces pathologies, car la distance entre les zones et l'urètre est plus courte. Les infections urinaires touchent la vessie (cystite) ou les reins (pyélonéphrite). Dans la grande majorité des cas, sans gravité, elles se soignent avec des antibiotiques. 

Cystite : quels sont les symptômes ?

Les personnes qui développent une cystite, ressentent des brûlures lorsqu’elles urinent. Par ailleurs, elles ont souvent envie d’aller aux toilettes alors que la vessie est vide. Elles peuvent aussi ressentir des douleurs pelviennes notamment en fin de miction. On observe parfois du sang dans les urines ou une mauvaise odeur.

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