Tabac : 7 raisons qui vous empêchent d’arrêter de fumer

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Stress, peur de grossir, rituels, craving… Quels sont les principaux freins à l’arrêt du tabac ? À l’occasion du Mois sans Tabac qui débute le 1er novembre 2018, E-santé fait le point sur la dépendance tabagique avec les explications du docteur Christophe Cutarella, psychiatre, addictologue et tabacologue.

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C’est décidé, j’arrête de fumer ! Vous avez peut-être prononcé cette phrase mais n’êtes pas encore parvenu à en finir avec la cigarette. Et pour cause : arrêter de fumer est souvent plus facile à dire qu’à faire, car la dépendance tabagique est complexe. "L’addiction au tabac compte plusieurs sous-catégories de dépendance qui s’additionnent : la dépendance physique, psychologique et comportementale" nous explique en effet le docteur Christophe Cutarella, psychiatre, addictologue et tabacologue.

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Les symptômes du manque physique

Un des premiers freins à l’arrêt du tabac est en lien direct avec la dépendance physique. L’abandon de la cigarette entraine en effet un manque physique qui se traduit par des maux de tête, une déprime, une irritabilité, une labilité émotionnelle ou encore des troubles du sommeil. Autant de symptômes que redoutent les candidats à l’arrêt du tabac. Pourtant, des substituts nicotiniques adaptés pourront combler ce manque physique : "Patchs, gommes, comprimés à laisser fondre, pastilles, sprays… Le mieux est d’associer les patchs à action longue qui durent 24 heures et une forme orale à action courte comme un spray nicotinique ou une gomme nicotinique" propose le docteur Cutarella.

La peur de grossir

De la même manière, la peur de grossir constitue un frein fréquemment évoqué par les personnes qui cherchent à arrêter de fumer. "Mais cette peur cache en réalité une idée-reçue : l’augmentation de l’appétit appartient aux symptômes de manque physique, ce qui pousse aux grignotages responsables d’une prise de poids. Les substituts nicotiniques fonctionneront bien pour lutter contre ce symptôme" détaille le spécialiste. Egalement, il est important d’y associer une reprise de l’activité physique.

Source : Merci au docteur Christophe Cutarella, psychiatre, addictologue et tabacologue à la clinique Saint-Barnabé de Marseille et membre du Collège scientifique de la Fondation Ramsay Générale de Santé. Son blog : http://christophecutarella.com
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A human polymorphism in CHRNA5 is linked to relapse to nicotine seeking in transgenic rats, Forget et al., Current Biology, 4 octobre 2018 - Communiqué de l'Institut Pasteur
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