Jugée trop jeune pour un AVC, elle finit paralysée à 23 ans

Quand elle a commencé à avoir du mal à parler, Drewy NovaClara Curious, 23 ans, s'est rendue rapidement à l’hôpital. La jugeant trop jeune pour avoir un AVC, ils l'ont renvoyé chez elle. Ils avaient tort... elle est maintenant paralysée.
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Après avoir passé la journée dans un musée avec son mari en juin 2018, Drewy NovaClara Curious, 23 ans, a commencé à ressentir des picotements dans ses doigts et orteils du côté droit. Des troubles de l'élocution sont aussi apparus. Le couple a pris la direction de l'hôpital le plus proche.

La jeune femme a expliqué au Daily Mail "je savais déjà que je faisais un AVC". Toutefois, les médecins rencontrés au sein du centre hospitalier ne partageaient pas son avis.

Trop jeune pour un AVC selon les médecins

Le personnel de l'hôpital rejette son hypothèse estimant qu’elle est trop jeune pour faire un AVC. Après avoir passé plusieurs heures à trouver ce qu'elle avait, sans jamais lui faire passer une IRM, les médecins font un autre diagnostic. "Les premiers docteurs que j'ai vus, ont diagnostiqué une anxiété et n'ont prévu aucun traitement", explique la jeune femme de Toronto au journal britannique. Ils l'ont ensuite renvoyé chez elle.

N'acceptant pas les conclusions des docteurs, elle s'est rendue immédiatement dans un autre hôpital. La nouvelle équipe a alors confirmé qu'elle faisait un Accident Vasculaire Cérébral ischémique. C'est-à-dire qu'une zone de son cerveau souffrait d'un manque d'oxygène en raison de l'obstruction d'une artère cérébrale.

Elle lui a alors donné les médicaments qui permettent de dissoudre le caillot de sang qui bloquait l'oxygénation de son cerveau. Ils lui ont également prescrit des traitements contre la pression artérielle et le cholestérol.

La Canadienne "Quand j'ai réalisé que l'AVC était fini et que j'avais survécu ma première émotion a été le soulagement. Et ensuite la confusion, pourquoi était-ce arrivé ?". Elle déplore également l'erreur des premiers médecins : "ils m'ont fait perdre des heures et m'ont fait louper la fenêtre de temps pour le traitement".

Le temps perdu l'a laissé paralysé

En effet, le temps perdu par les premiers médecins a eu de graves conséquences pour la femme de 23 ans. Elle ne pouvait plus ni parler, ni marcher. Si elle a pu réapprendre à communiquer correctement au cours de l'année passée, elle a toujours besoin de son fauteuil roulant.

Elle se rappelle "La partie la plus difficile a été d'apprendre comment faire les choses à nouveau". Drewy NovaClara Curious a également dû apprendre à affronter le regard des gens "je suis beaucoup regardée. Alors, je leur donne quelques choses de drôle à fixer". Elle a décoré son fauteuil roulant avec des lumières et une plaque à son nom.

La jeune femme a également décidé de témoigner pour prévenir que les AVC peuvent survenir à tout âge. Elle veut aussi montrer qu'il ne faut pas laisser cette épreuve ruinée sa vie.

AVC ischémique : les signes révélateurs

L’accident vasculaire ischémique est la conséquence d'un manque d’oxygène dans une partie du cerveau en raison de l'obstruction d'une artère cérébrale par un caillot ou un dépôt graisseux. Il est la forme la plus courante d'AVC, représentant 80% des cas. L'AVC hémorragique (dus à la rupture d'une artère) concerne les 20% restants.

Lors d'un AVC ischémique, les symptômes apparaissent soudainement. Les malades peuvent présenter :

  • des sensations anormales ou un manque de sensation d’un côté du corps ;
  • des troubles de l’élocution ;
  • une faiblesse musculaire ;
  • une paralysie ;
  • une confusion ;
  • des troubles de la vision ;
  • des étourdissements ;
  • une perte d’équilibre et de coordination.

Environ un tiers des patients ayant souffert d’un AVC ischémique récupèrent la quasi-totalité de leurs fonctions. Le pronostic dépend beaucoup de la rapidité de la prise en charge et de traitement. De plus, 20% des personnes faisant un accident vasculaire ischémique décèdent à l'hôpital.

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