Les dangers du réfrigérateur

Le réfrigérateur est, depuis longtemps, un élément incontournable du confort moderne. Présent dans tous les foyers, il facilite la conservation des aliments et simplifie la vie. Pourtant, défaillant ou mal utilisé, le réfrigérateur peut rapidement devenir une source de dangers et il est chaque année responsable de graves infections.
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Pour assurer une bonne conservation des produits et ralentir la croissance de la plupart des bactéries, un réfrigérateur doit garantir une température moyenne d'environ 4°. Il doit également être bien utilisé et faire l'objet d'une attention particulière en ce qui concerne l'hygiène. Des règles qui semblent trop souvent méconnues. Certaines études démontrent que dans près de 25 % des cas, la température de nos réfrigérateurs est supérieure à la norme, que plus d'un utilisateur sur trois ne connaît rien au fonctionnement de son appareil et que nos toilettes sont bien souvent nettoyées plus fréquemment que l'endroit où nous conservons les denrées périssables.

La bonne température

La grande majorité des réfrigérateurs en service aujourd'hui ne permet pas d'obtenir une température uniforme. Dans la plupart des cas, il existe une «zone froide» (située en haut ou en bas en fonction des modèles) où elle est comprise entre 0° et 4° et des endroits où elle s'élève jusqu'à 8°. La localisation de cette «zone froide» est essentielle pour utiliser au mieux son frigo. En l'absence d'indication claire et d'un système de contrôle de la température (obligatoires depuis 2002), le seul moyen permettant de vérifier le bon fonctionnement de l'appareil et de situer avec précision la «zone froide» reste l'acquisition d'un thermomètre qui sera placé à l'intérieur de l'appareil, dans un verre d'eau.

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Une protection limitée

Le réfrigérateur ne protège pas de tous les risques d'infection par les germes nocifs qui prolifèrent naturellement sur une grande majorité des aliments (viande, oeufs, produits carnés, produits laitiers non pasteurisés, crudités, produits de la mer...) que nous y entreposons. Ces germes, responsables chaque année de nombreuses infections graves et de décès, sont répartis en deux grandes familles. Les mésophiles «traditionnels», comme les salmonelles, repérables car ils altèrent les aliments en provoquant fermentation, putréfaction et mauvaises odeurs, et les psychotrophes «modernes», comme la listériose, plus inquiétants encore car ne provoquant aucune altération décelable des aliments contaminés. La croissance des premiers est fortement ralentie par le froid alors que les seconds prolifèrent sans problème jusqu'à 0°.

Publié le 28 Mai 2007
Auteur(s) : Nicolas Georgieff, journaliste santé
Source : Côté Santé N°19 de mai 2007.