Les boissons énergisantes mènent-elles à l’alcoolisme ?

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Les boissons énergisantes sont très à la mode et particulièrement prisées par les jeunes, que ce soit dans un cadre sportif, festif ou étudiant. En fait, toutes les raisons semblent bonnes aux jeunes pour consommer ses boissons spécialement conçues pour eux avec grand renfort de marketing.

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Or ses boissons font déjà l’objet de polémiques, que ce soit en raison de leurs ingrédients ou de leurs allégations.

Une nouvelle étude américaine suggère cette fois-ci que les boissons énergisantes favoriseraient le passage à l’alcoolisme. Il a suffi aux chercheurs de suivre 1000 étudiants, lesquels ont été classés en différents groupes selon leur consommation.

Par rapport aux jeunes qui ne boivent jamais ce type de boissons énergétiques, les plus forts consommateurs (plus de 52 jours de consommation, soit en moyenne une consommation par semaine) étaient aussi ceux qui buvaient le plus souvent d’alcool, 142 jours par an contre 103, et qui débutaient l’alcool plus jeunes !

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Les boissons énergisantes masquent les effets de l’alcool

Résultat, « les grands adeptes de ces boissons avaient 2,4 fois plus de risques de développer une dépendance à l’alcool que ceux qui n’en consommaient pas » indique Le Figaro.

L’explication sur cette relation n’est qu’au stade d’hypothèse. Il se pourrait que, riches en caféine, ces boissons énergisantes masquent une partie des effets de l’alcool, amenant les jeunes à boire davantage d’alcool. Ils se retrouvent alors dans ce que l’on appelle un « état d’ivresse éveillée », le sujet est sous l’emprise de l’alcool, mais n’en a pas l’impression. Un tel état augmente les prises de risque.

Au minimum, rappelons aux jeunes que les plus grands risques encourus sous l’emprise de l’alcool sont la conduite et les relations sexuelles non protégées.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 19 Novembre 2010 : 15h49
Mis à jour le Lundi 22 Novembre 2010 : 10h10
Source : Alcoholism : Clinical and experimental research, novembre 2010; Le Figaro, 18 novembre 2010.
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