5 choses fausses à ne plus croire sur l’huile d’olive

Publié le 16 Octobre 2017 à 10h03 par Nathalie Bednar, diététicienne-nutritionniste
Très présente dans nos assiettes, surtout au-dessous de la Loire, l’huile d’olive fait l’objet de nombreuses études scientifiques et se décline sous différentes appellations sur les marchés et supermarchés. Difficile parfois de s’y retrouver ! Voici cinq idées fausses à son sujet.
© Istock

L’huile d’olive est la plus légère de toutes les huiles…

L’huile d’olive, "la moins calorique de toutes les huiles", est une vieille croyance qui perdure. Qu’elle soit de première pression à froid ou raffinée, l’huile d’olive contient autant de lipides (ou matières grasses) que toutes les autres huiles, à savoir 100 %. Une cuillère à soupe d’huile, d’olive ou d’un autre fruit, apporte 10 g de lipides soit 90 kcal. Ce qui change selon les huiles utilisées, ce sont les types d’acides gras qui les composent et qui leur confèrent des qualités nutritionnelles spécifiques.

L’huile d’olive est meilleure pour la santé…

Largement consommée dans le Sud de la France et dans les pays méditerranéens, l’huile d’olive a gagné la réputation d’être la meilleure pour la santé avec un effet cardio-protecteur. Elle est en effet composée à 75 % d’acides gras mono-insaturés* (l’acide oléique principalement), 12 % d’acides gras saturés et le reste en AG polyinsaturés (acide linoléique) et antioxydants phénoliques qui jouent un rôle important dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

Pour autant, l’huile d’olive ne contient pas d’oméga 3, ces fameux acides gras essentiels excellents pour nos neurones, que l’on retrouve davantage dans l’huile de colza et l’huile de noix. En conclusion, l’huile d’olive est très bonne pour la santé mais doit être associée à une autre huile riche en oméga 3 chaque jour.

* Source ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail) : table ciqual des aliments.

Toutes les huiles d’olive se valent…

Avec des appellations variées telles qu’huile d’olive, huile d’olive vierge et extra vierge, on peut avoir du mal à s’y retrouver et se dire que nutritionnellement parlant, toutes les huiles d’olive se valent. Au niveau teneur en lipides, oui mais au niveau du goût, pas du tout. Leur fruité vert, mûr ou noir leur confère des qualités gustatives propres.

Pour être sûr d’acheter une huile de qualité, il faut privilégier celles qui ont une AOP (appellation d’origine protégée, sept en France), ou une AOC (appellation d’origine contrôlée). Cela vous évitera d’avoir des produits d’assemblage issus de l’Union Européenne. Enfin, l’huile extra vierge garantit une qualité optimale avec un pressage des olives sans traitement chimique ni chauffage qui pourraient altérer le produit final. Enfin, petite astuce pour faire le bon choix : plus le taux d’acidité de l’huile indiqué sur l’étiquette est bas, meilleure sera sa qualité. Bon à savoir : l’huile d’olive ne doit pas être conservée au-delà d’un an pour garder toutes ses qualités. Sa place est dans un placard fermé à l’abri de la lumière et de la chaleur pour limiter son rancissement.

L’huile d’olive est aussi bonne crue que cuite…

Très utilisée crue dans une salade ou sur un poisson grillé, l’huile d’olive sert aussi de matière grasse de cuisson, surtout dans le Sud de la France. Si elle supporte des températures élevées, jusqu’à 210 °C, avant de se détériorer, il est préférable de ne pas trop la faire chauffer pour préserver tous ses arômes détruits à partir de 70°C.

Le bon réflexe à adopter est donc de réserver l’huile d’olive extra vierge pour l’assaisonnement et d’utiliser une huile d’olive plus basique pour la cuisson, en veillant à ne pas la laisser surchauffer. L’idéal étant de l’incorporer en milieu ou fin de cuisson.

L’huile d’olive est moins calorique que le beurre

Les tables de composition nutritionnelle des aliments parlent d’elles-mêmes : pour 100 g d’huile d’olive, l’apport calorique représente 900 kcal, tandis que 100 g de beurre apportent 745 kcal. La raison ? Leur teneur en matières grasses qui s’élève à 100 % pour l’huile et à 82 % pour le beurre.

En revanche, lorsqu’on regarde de plus près leurs compositions, l’huile d’olive est très riche en acides gras mono-insaturés intéressants pour notre système cardiovasculaire, tandis que le beurre renferme surtout des acides gras saturés, délétères pour nos artères consommés à fortes doses. En conclusion, un adulte doit varier ses matières grasses et consommer chaque jour environ 10 à 15 g de beurre et 3 cuillères à soupe d’huile (moitié olive et colza par exemple).

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Mots-clés : Huile d'olive