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Pollution aux pesticides en plein coeur de Paris

Pollution aux pesticides en plein coeur de Paris
La pollution par les pesticides ne concerne plus uniquement les zones rurales touchées par la culture intensive. L'atmosphère au coeur de Paris est, elle aussi, chargée de ces particules chimiques toxiques. Il faut dire que les pesticides sont aujourd'hui largement utilisés dans les jardins par les particuliers, et pour l'entretien des parcs de la ville et des voies ferrées…

Enquête pesticides

A la demande de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS), Airparif a mené une enquête pour évaluer les concentrations des pesticides dans l'air ambiant en Ile-de-France. Cette exploration, réalisée au printemps dernier dans le cadre du plan cancer, montre que ces produits chimiques dangereux "ne se retrouvent pas seulement en zone rurale mais également en milieu urbain".A l'origine, les pesticides sont employés pour protéger les cultures contre les parasites, les insectes, les champignons et les mauvaises herbes. Mais ils ne sont pas utilisés uniquement dans l'agriculture. Les particuliers les emploient pour leur jardin et les services d'aménagement y recourent aussi largement pour l'entretien des parcs, jardins et autres aires de loisirs (hippodromes, golfs...), de la voirie et des voies ferrées. C'est ainsi que d'importantes concentrations de pesticides sont retrouvées au plein coeur de Paris.

Selon les quelque 5.200 analyses réparties sur 5 sites, une trentaine de pesticides ont été identifiés dans les zones de cultures intensives, comme à Bois-Herpin dans la Beauce (91). Or pas moins d'une vingtaine de pesticides ont également été retrouvés en pleine ville, comme le démontrent les mesures effectuées aux Halles à Paris : 8 herbicides, 4 insecticides et 7 fongicides. Ils sont tous liés à l'entretien de la ville et des jardins particuliers. On note même des pics de concentrations maximales correspondant précisément aux périodes d'utilisation printanière de ces produits : mars/avril puis juin/juillet. Ces périodes de pollution maximale correspondent également à celles où les Franciliens profitent le plus des jardins et autres espaces verts. Or nombre de ces molécules (trifluraline, chlorothalonil, penduméthaline, lindane…) sont suspectées être des cancérigènes, des perturbateurs endocriniens et des polluants des eaux. Hélas, la France est le 3e consommateur mondial et premier européen de pesticides…

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Article publié par le 30/07/2007 - 01:00
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Airparif Actualité n°29, juin 2007.

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