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Hygiène intime : ni trop, ni pas assez

Hygiène intime : ni trop, ni pas assez
Longtemps tabou, l'hygiène intime sort de sa réserve et joue la publicité… En moyenne, 75% des femmes souffriront de vaginite au moins une fois au cours de leur vie et 40% d'entre elles en souffriront au moins à quatre reprises. Une hygiène intime rigoureuse est fondamentale pour la santé féminine. Mais le mieux peut être l'ennemi du bien… L'hygiène intime, où commence-t-elle, où finit-elle ?

En Europe, les Françaises sont à la traîne en matière d'utilisation de produits d'hygiène intime. Dans une enquête Louis Harris de 2001, 47% déclaraient avoir utilisé un produit d'hygiène spécifique dans les 12 mois précédents et 25% d'entre elles l'utilisaient quotidiennement (avec une majorité de produits antiseptiques). Le volume des ventes des produits d'hygiène intime est de 30% supérieur en Italie à celui observé en France… Il est vrai que l'hygiène intime n'est pas le souci premier des gynécologues et des médecins généralistes qui abordent rarement le problème spontanément. Et pourtant, « il est fondamental de respecter cet organe complexe qu'est la vulve », explique le Dr Bohbot, directeur médical de l'institut Fournier de Paris.

Une flore fragile

L'écosystème vaginal est une des parties les plus fragiles du corps féminin. « La vulve qui est un pli en mouvement permanent est un organe pour lequel la lubrification naturelle est indispensable. Deux surfaces qui se frottent sans lubrification, ça fait des dégâts », précise le Dr Bohbot. Cette partie génitale a comme particularité d'être constituée de peau dans la zone autour de la vulve et de muqueuses qui sont extrêmement sensibles et facilement sujettes aux allergies et aux inflammations. L'équilibre vaginal physiologique repose sur un écosystème fragile constitué principalement d'une abondante flore lactobacillaire. La sécrétion d'acide lactique qui augmente le taux d'acidité (pH), système de protection du milieu vaginal, empêche la prolifération de bactéries et de champignons. Un équilibre qui peut être perturbé dans certaines circonstances par des agressions extérieures et entraîner des vaginoses, des mycoses…

Article publié par le 17/07/2006
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Côté Santé, Juillet Août 2006.

Cet article fait partie du dossier Hygiène intime

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