Vous consommez trop de sel ? Attention, risque d'hypertension artérielle !

L'addition est bien trop salée. C'est ce que rappelle l'Académie des sciences. Les facteurs de risque de l'hypertension artérielle sont multiples, parmi lesquels figure l'excès de sel. La consommation moyenne par jour est de 7 à 10 g, tandis que les besoins physiologiques ne dépassent pas les 3 g quotidiens.
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Le plan national nutrition santé (PNNS), lancé en 2001, prévoit une diminution de 20% de la quantité de sel dans l'alimentation des Français. Cet objectif vise à réduire de 10mmHg la pression artérielle systolique. En effet, plus l'apport sodé est élevé, plus la pression artérielle est importante. Inversement, la meilleure façon de la faire baisser est de diminuer sa consommation de sel. Non seulement, l'apport en sel des Français (évalué à partir de la mesure de l'excrétion urinaire de sodium et d'enquêtes alimentaires) est trop élevé (7 à 10 g/jour), mais en plus ils persistent à placer systématiquement la salière sur la table, malgré la multiplicité des recommandations.

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L'Académie de médecine rappelle la nécessité de négocier avec les artisans et les industriels de l'alimentation, pour réduire la teneur en sel des aliments préparés et d'indiquer sur les emballages leur teneur sodée. Mais les particuliers doit également arrêter de se passer le sel à table !

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, voici les résultats d'une simulation réalisée à partir de données épidémiologiques :

  • un sujet hypertendu qui diminue sa consommation de sel de 12 à 3 g par jour voit sa pression artérielle systoliques baisser de 3,6 à 5,6 mmHg et sa pression artérielle dyastolique de 1,9 à 3,3mmHg ;
  • chez un sujet non hypertendu, cet effet est de plus faible amplitude mais non négligeable, soit respectivement de 1,8 à 3,5 mmHg et de 0,8 à 1,8mmHg ;
  • Ainsi, la pression artérielle chute de moitié quand l'apport de sel passe de 12 à 6 g/jour ;
  • un apport sodé limité à 3g/jour chez les personnes hypertendues, diminue de 13% leur risque de faire un accident vasculaire cérébral et de 10% celui de maladies ischémiques.

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, voici les résultats d'une simulation réalisée à partir de données épidémiologiques :

 
Publié par Dr Philippe Presles le Mercredi 17 Mars 2004 : 01h00
Source : He F.J. et coll., Hypertension, 42 : 1093-1099, 2003.