Syndrome des ovaires polykystiques : quels sont les signes ?

Publié le 11 Juin 2019 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Le SOPK est un trouble d’origine hormonale fréquent qui toucherait environ une femme sur dix en âge de procréer entre 18 et 45 ans. Ce syndrome souvent mal connu entraîne pourtant de nombreux troubles : poids, diabète, pilosité, acné, fertilité, cycle menstruel très perturbé... On fait le point sur ses symptômes, et leurs solutions, avec le Dr. Lorraine Maitrot-Mantelet, spécialiste en gynécologie endocrinienne.
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Des règles irrégulières ou absentes

Le syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK, est un trouble fréquent, puisqu’il concernerait 8 à 15 % des femmes en âge de procréer. Il a pour origine un déséquilibre hormonal et “se caractérise par une association de plusieurs signes cliniques ou biologiques”, explique le Dr. Lorraine Maitrot-Mantelet, praticien hospitalier dans l’unité de gynécologie endocrinienne de l’Hôpital Port-Royal (Paris).

Les troubles du cycle menstruel sont un des principaux symptômes. Les hormones folliculo-stimulante (FSH) et lutéinisante (LH), qui orchestrent le cycle ovarien, seraient en cause. Un guide d’information des Hôpitaux Universitaires de Genève à destination des patientes, explique que leurs taux varient au cours du cycle, ce qui provoque l’ovulation et les règles.

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Mais en cas de SOPK, cette variation est très faible, et le taux de base de LH est plus haut que celui de FSH, alors qu’il devrait être plus bas. Les ovaires ne reçoivent donc pas les bons messages, et le cycle menstruel est perturbé. Les règles sont irrégulières, voire absentes. Elles peuvent aussi être très abondantes.

Les troubles menstruels sont généralement accompagnés d’une hyperandrogénie, c’est-à-dire une sécrétion augmentée des hormones masculines. Le diagnostic du SOPK se base donc “sur ces critères cliniques et sur un bilan hormonal complet”, précise le Dr. Maitrot-Mantelet. “Cela permet d’éliminer une cause ovarienne ou surrénalienne à une sécrétion exagérée d’androgène, et d’écarter une éventuelle hyperprolactinémie ou un excès de cortisol”.

Un bilan sanguin est réalisé, pour doser les taux d’hormones, de sucre et de cholestérol. Plus précisément, le spécialiste va observer les dosages de SSH, LH, œstradiol, testostérone totale, delta 4, androstènedione et 17OHP prolactine. Parfois, une échographie abdominale est prescrite, afin d’examiner les ovaires, l’utérus et la vessie, “mais celle-ci ne suffit pas à poser un diagnostic”, souligne la gynécologue.

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