Les gynécologues vont disparaître !

Alerte, les femmes n'auront bientôt plus de gynécologues ! La perte de cet acquis peut mettre en danger la santé de beaucoup d'entre elles. Outre les baisses d'effectifs, l'accès direct au gynécologue est remis en cause.

La fin des gynécos ?

Tout a commencé en 1986 avec la suppression de la formation en gynécologie médicale à la Faculté (elle avait été créée en 1960). Ce n'est qu'en 2003 qu'un diplôme de gynécologie médicale est à nouveau créé, grâce à l'intervention acharnée des femmes et du Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM). Malgré l'absence de formation de gynécologues entre 1987 et 2003, on pouvait espérer un nouvel essor de cette spécialité. Hélas, seuls 20 postes d'internat sont créés chaque année, alors qu'il en faudrait 130 pour un simple renouvellement des gynécologues actuellement en poste.

Mort annoncée d'une profession médicale

Aujourd'hui, les gynécologues qui partent en retraite ne sont donc plus remplacés. Les cabinets ferment et ceux qui subsistent sont surchargés. Ils ne peuvent plus assurer le suivi de nouvelles patientes (les jeunes femmes), tandis que les délais d'attente pour un rendez-vous se comptent déjà en mois dans certaines villes (parfois 6 à 8 mois !) Concrètement, " d'ici 2 ans, en 2010, il ne restera que 1.000 gynécos pour 20 millions de femmes, et si rien n'est fait, 600 gynécos en 2015, 180 en 2020 ! ".

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Source : Conférence de presse du Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM), 23 octobre 2008.