Rappel : un lait démaquillant Florame rappelé pour risque microbien

La marque de cosmétique Florame rappelle son lait démaquillant Visage & Yeux aux eaux florales bio et à la camomille bio. Les consommateurs doivent se montrer prudents. Le produit peut contenir une bactérie très résistante aux antibiotiques.
© Istock

Les utilisatrices du lait démaquillant Visage & Yeux aux eaux florales bio et à la camomille bio de la marque Florame doivent vérifier l'étiquette de leur flacon avant d'appliquer le soin sur leur peau. La marque de cosmétiques biologiques a émis un rappel pour ce produit.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) prévient que "des tests microbiologiques effectués ont mis en évidence la présence aléatoire de la bactérie Pseudomonas aeruginosa". Ce germe très résistant peut provoquer une infection microbienne aux yeux.

Rappel : le produit Florame incriminé

Le rappel du soin de beauté concerne les produits répondant aux éléments suivants :

  • Nom du produit : Lait démaquillant visage & yeux
  • Marque : Florane
  • Référence : 23857
  • Lot : 815762

Il est demandé aux détenteurs de ce lait démaquillant de ne plus l'utiliser et de le rapporter dans le magasin où ils l'ont acheté. Ils seront alors remboursés.

Infection à Pseudomonas aeruginosa : des bactéries friandes des lieux humides...

Les bactéries Pseudomonas aeruginosa sont généralement présentes dans l'eau ainsi que les endroits humides comme les sols, les éviers ou encore les robinets et les tuyauteries. Toutefois, ils sembleraient qu'elles puissent aussi être véhiculées par l'air, les particules (poussières) et les surfaces contaminées.

Très résistants à de nombreux antiseptiques et antibiotiques, ces germes sont mis en cause dans de nombreuses pathologies nosocomiales. Ils peuvent provoquer différents types d'infections : urinaires, cutanées, pulmonaires, ophtalmologiques, auriculaires, gastro-intestinales ou même des septicémies. Ils peuvent aussi atteindre le système nerveux central ou les plaies (brûlures, blessures, cicatrices d'opération...).

Les symptômes varient en fonction de la localisation du système touché par l'infection.

Si les centres hospitaliers sont les principaux points de transmission des bactéries Pseudomonas aeruginosa, elles ne sont pas confiées dans ces lieux. Il est possible d'en trouver dans les endroits humides comme les salles de bain, les spas, les toilettes ou encore les piscines mal entretenues. Par ailleurs, les infections peuvent aussi avoir des origines alimentaires.

… et très résistantes aux traitements antibiotiques

Les infections à Pseudomonas aeruginosa sont particulièrement dangereuses pour les personnes fragiles ou immunodéprimés (comme les patients atteints de mucoviscidose ou les grands brûlés). Chez ces malades, le taux de mortalité atteint 50%. Les bactéries sont résistantes à un grand nombre d’antibiotiques. Dans les formes les plus sévères, il peut ainsi être nécessaire d'en associer plusieurs.

Selon l'Inserm, environ 5% des patients hospitalisés contractent une infection au sein de l’établissement. Les bactéries Pseudomonas aeruginosa sont responsables de 8,4% des cas d'infections nosocomiales.

Infections nosocomiales : limiter les risques

Pour limiter les risques de transmission de bactéries dans les hôpitaux, les mains du personnel soignant ainsi que les matériels médicaux doivent être lavés et/ou désinfectés et/ou stérilisés avant et après chaque soin. Les professionnels doivent aussi portent des gants en cas de contact avec du sang ou tout autre produit d’origine humaine.

Les patients - de leur côté - ne doivent pas manipuler les dispositifs invasifs posés comme les cathéters, sondes ou drains. Il est conseillé également de maintenir une bonne hygiène corporelle pendant le séjour à l'hôpital et suivre les recommandations du personnel (douche antiseptique, épilation des zones opérées...).

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.