Les bouteilles d’eau contaminées par des microparticules de plastique

© Istock

L'eau vendue en bouteilles regorge de microparticules de plastique, d'après une récente enquête. Leur taille varie du diamètre d'un cheveu à celle d'un globule rouge.

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On ne les voit pas, le goût est imperceptible. Mais elles sont omniprésentes. Elles, ce sont les microparticules qui colonisent l'eau vendue en bouteilles de plastique. D'après les analyses menées par les journalistes du réseau Orb Media, de grandes marques sont concernées par cette alerte.

Dans le cadre de ce reportage, 250 bouteilles de 11 marques différentes ont été mises à contribution. Parmi elles, des références bien connues en France, comme la San Pellegrino (Nestlé), l'Aquafina (PepsiCo) ou encore l'Evian (Danone).

Au total, 93 % des échantillons abritent des débris microscopiques de plastique. En moyenne, 325 microparticules sont retrouvées dans un litre d'eau. Mais ce relevé peut aller jusqu'à 10 000 particules, dans un cas.

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La nature de ces microparticules est assez variée. "Leur taille va du diamètre d'un cheveu humain à la taille d'un globule rouge humain", précisent les journalistes d'Orb Media. Les plus grosses mesurent, en effet, 0.10 millimètres.

Un effet inconnu sur la santé

A cette taille, on retrouve environ 10 particules par litre d'eau. Mais les microparticules plus fines sont bien plus nombreuses. Si ces résultats n'ont rien de rassurant, rappelons que peu d'études évaluent les risques associés à une telle exposition.

Selon une étude menée par l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), 9 microparticules sur 10 traversent le système digestif sans aucun effet sur la santé. En ce qui concerne les 10 % restants, les choses sont plus floues.

L'EFSA estime que ces microparticules peuvent être assimilées par l'organisme, en passant dans les systèmes sanguin et lymphatique. A terme, elles se retrouveraient dans des organes "filtrants" comme les reins, la vessie ou encore le foie.

Mais les données manquent pour affirmer l'impact de cette persistance sur la santé humaine. L'Agence européenne a d'ailleurs demandé à ce que des travaux scientifiques soient menés à ce sujet.

Pour rappel, le réseau Orb Media a déjà révélé, en 2017, que l'eau du robinet abritait elle aussi de nombreuses microparticules – mais environ deux fois moins par litre que celle en bouteille.

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