Infertilité : traiter l’obésité d’abord

Selon une étude espagnole de l'Institut Valencien de l'infertilité (IVI), le surpoids et l‘obésité impactent sur le taux de réussite de l’aide médicale à la procréation.En d’autres termes, l’excès pondéral diminue la fertilité : les femmes en surpoids ont plus de difficultés à tomber enceintes par rapport aux femmes minces.
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Le surpoids et l’obésité affectent la réussite de la conception

Au cours de cette étude, 2.650 cycles de dons d’ovocytes ont été analysés.

  • Le taux d'implantation chez les femmes obèses est de 29 % contre 35 % chez les femmes minces.
  • Le taux de grossesses est de 49 % en cas de surpoids chez la future mère, versus 60 % pour les femmes de poids normal.
  • Le nombre de fausses-couches est plus important : 18 % contre 15 % avec un poids normal.

L’excès pondéral diminue donc les chances de succès des traitements de procréation médicale assistée. « Il affecte non seulement la qualité des ovaires et des ovules mais aussi celle de l’endomètre, contribuant ainsi à une augmentation des troubles du cycle, mais aussi à des fausses-couches et à des complications morbides plus fréquentes durant la grossesse ».

Le surpoids diminue aussi la fertilité masculine

Selon une autre étude réalisée par l'Institut Valencien de l'infertilité (IVI), il convient aussi de considérer l’obésité masculine dans la mesure où elle diminue également la fertilité : les hommes en surpoids ou obèses ont en moyenne respectivement 8 et 9 millions de moins de spermatozoïdes par millilitre dans l’éjaculat, par rapport aux hommes de poids normal.

En conclusion, le surpoids féminin et masculin conditionne le succès de l’aide médicale à la procréation. Il doit donc être pris en charge en amont afin d’augmenter la fertilité et la réussite de la conception.

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Source : Communiqué de presse de l'Institut Valencien de l'infertilité (IVI), 3 décembre 2014.