Histoire de poids : pour qui je maigris ?

Maigrir, c'est changer… La question est parfois : est-on réellement prêt au changement ? Oh oui ! Bien sûr qu'on a envie de perdre du poids, mais en est-il de même pour le corps, autrement dit pour la partie plus involontaire et plus inconsciente de nous-même… Ce n'est pas toujours aussi évident que cela. L'histoire de Mme S est là pour nous le rappeler.
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Une lutte contre le surpoids depuis l'adolescence

Mme S me consulte pour l'aider à perdre du poids. Elle a un contexte familial de surpoids du côté paternel et des antécédents de diabète du côté maternel. Elle présente une hypothyroïdie correctement traitée.Son histoire remonte à l'âge de 15 ans où elle était selon ses dires « ronde ». Elle pesait à l'époque 64 kg pour 1,67 m (IMC de 23 donc « normal »). Elle fait son premier régime et perd 6 kg. Elle stabilise son poids jusqu'à l'âge de 25 ans à 58 kg. Elle prend ensuite du poids lors de ses grossesses. Après sa deuxième grossesse, atteignant 64 kg, elle décide de faire un régime strict. Elle revient à 58 kg mais cette restriction s'accompagne d'une dépression. Elle reprend ensuite du poids pour atteindre 75 kg. Elle souhaite maigrir pour « être moins essoufflée et pour être en bonne santé ». Elle me précise également qu'elle s'est toujours sentie grosse. Concernant son comportement alimentaire, elle m'indique avoir des tendances à craquer sur les aliments au goûter en cas de stress ou d'ennui. A la question « qu'en pense votre mari ? », elle me précise qu'il est sportif et qu'il lui fait parfois quelques réflexions

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Premières séances d'hypnose

Nous discutons de la diététique et je lui propose de travailler les problèmes de stress et de compulsions en utilisant l'hypnose. Je la revois au bout d'un mois pour une première séance : son poids est stable à 76 kg, elle n'a rien changé sur le plan diététique et elle se sent triste. Notre première séance d'hypnose est orientée sur les sensations corporelles et sur cette tristesse. Cette séance permet d'établir un sentiment de confort.Je la revois 3 semaines plus tard. Elle me dit aller mieux et avoir moins de compulsions. Elle est toutefois déçue par l'attitude de son mari et estime que son couple traverse une période difficile. Nous travaillons à nouveau sur son état émotionnel et en particulier sur la colère qui est dominante. Elle m'indique ne plus supporter ce poids de 76 kg et souhaite que l'on envisage des mesures plus strictes.

Publié par Dr Dominique Boute, médecin spécialisé en endocrinologie le Lundi 26 Novembre 2007 : 01h00