Cancer : ces 4 choses qui font peur quand le diagnostic tombe

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L’annonce du diagnostic de cancer suscite de l’angoisse et des interrogations, qu’elles concernent la maladie elle-même, son pronostic ou son traitement. L’association du cancer à la mort est présente, malgré les progrès thérapeutiques qui permettent de nombreuses guérisons définitives. Des réponses claires doivent être apportées, au plus vite, par le praticien pour que la maladie et son traitement soient vécus dans la plus grande sérénité possible.

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Comment la maladie va-t-elle évoluer ?

Même si, aujourd’hui, de nombreux cancers sont guéris, cette maladie fait peur car elle est encore à l’origine de nombreux décès. Le cancer, souvent qualifié de "longue maladie", est une pathologie dont la prise en charge et la surveillance durent plusieurs années. Les doutes du patient sur l’évolution de sa maladie peuvent persister longtemps. La période séparant la recherche du cancer et le diagnostic est un moment de forte angoisse et de doutes.Au moment du diagnostic, le mot "cancer", encore souvent associé à la mort, tombe comme un couperet et la consultation d’annonce doit être réalisée avec le plus grand soin. Lors de l’annonce d’un cancer, la question de l’évolution et du risque de décès est souvent la première posée. Tous les cancers n’évoluent pas de la même manière, à la même vitesse et avec la même agressivité. Il est impossible pour le thérapeute de répondre précisément à la question de l’espérance de vie et de la durée du traitement.

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Le rôle du médecin qui fait l’annonce d’un cancer est d’évoquer, avec son patient et éventuellement son entourage, toutes les évolutions possibles de sa maladie et de le rassurer car de nombreux traitements existent pour le soigner.

Quel est le pronostic du cancer ?

Le pronostic d’un cancer est variable selon sa localisation, son type histologique et son extension à distance au moment du diagnostic. Certains cancers évoluent peu ou très lentement et les traitements sont efficaces sur ces tumeurs, que l’on peut guérir.

D’autres cancers sont plus agressifs, comme le cancer du pancréas par exemple, et présentent un moins bon pronostic avec un taux de guérison encore faible.

L’histologie de la tumeur est également un facteur pronostic. L’extension avec la présence ou non de métastases représente un élément important dans l’évolutivité du cancer. Une tumeur de petite taille, isolée et accessible à la chirurgie sera plus facilement curable. Le risque de récidive doit également être expliqué au patient par son médecin ainsi que des précisions données sur la durée et les modalités de la surveillance.

Publié le 25 Janvier 2019
Auteur(s) : Dr Anne-Christine Della Valle, médecin généraliste
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