L’association alcool et boisson énergisante pousse à boire

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Ce n’est pas la première fois que les boissons énergisantes sont pointées du doigt, notamment dans les soirées alcoolisées.

Une nouvelle étude australienne confirme ces craintes de liaisons dangereuses …

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Surconsommation d’alcool

Pour les besoins de l’étude, soixante quinze jeunes de 18 à 30 ans ont été invités à boire des cocktails dans le cadre d’une fête organisée dans un laboratoire : ils recevaient, soit 60 ml d’un mélange Vodka – Red Bull, soit 60 ml d’un mélange Vodka – eau gazeuse, avec en plus 200 ml d’une boisson fruitée dans chacun de ces mélanges. Personne ne savait ce qu’il recevait comme boisson, mais les personnes ayant l’habitude de consommer des boissons énergisantes les ont facilement reconnues. Les jeunes devaient par ailleurs réaliser un test et remplir des questionnaires sur lesquels les chercheurs ont pu s’appuyer.

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Il ressort de cette expérience que ceux recevant le cocktail alcool et boisson énergisante, étaient aussi ceux qui étaient le plus enclin à continuer à boire de l’alcool.

Pour autant, tous ne sont pas passés à l’acte, certains arrivant à se raisonner …

Un piège pour les plus vulnérables ?

Le fait que tous ceux qui ont reçu le cocktail alcool et boisson énergisante, n’aient pas bu plus que les autres même s’ils en avaient davantage envie, peut rassurer : cela prouve qu’il est toujours possible de ne pas succomber ! Pour autant, en prouvant que l’envie de boire de l’alcool est accrue par les boissons énergisantes, cette étude laisse également craindre que les personnes les plus vulnérables à l’alcool, aient du mal à résister. En effet, nous ne sommes pas égaux face au risque d’addiction. Et les personnes vulnérables ont souvent du mal à reconnaître qu’elles ont un problème avec l’alcool, au motif qu’elles peuvent très bien se passer d’alcool durant plusieurs jours d’affilée. C’est vrai, mais ne pas pouvoir s’empêcher d’en consommer beaucoup dans des circonstances toujours identiques (comme la fête entre amis) montre qu’il y a déjà un problème et qu’il est plus que temps d’en parler à son médecin traitant !

Publié par Nathalie Szapiro, journaliste santé le Mercredi 23 Juillet 2014 : 11h18
Mis à jour le Mercredi 23 Juillet 2014 : 11h31
Source : Alcoholism: Clinical and Experimental Research.
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