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Travail de nuit et horaires variables : quels risques ?

Travail de nuit et horaires variables : quels risques ?
Près de 20% de la population des pays industrialisés exerce une activité professionnelle postée les amenant à travailler de nuit ou à adopter des horaires de travail variables. Les troubles du sommeil constituent une première conséquence de taille.

Une nouvelle étude, menée sur une population américaine de plus de 2.500 sujets, confirme les conséquences somatiques et psychologiques du travail à horaires décalés. Les sujets étudiés, âgés de 18 à 65 ans, étaient répartis en trois groupes selon leurs horaires de travail : postés avec rotation horaire, travail nocturne ou diurne. Les conséquences sur l'exercice de la profession, le comportement et l'état de santé ont été analysées.

Le travail posté ou nocturne a pour première conséquence des troubles du sommeil. Une insomnie primaire est observée chez environ 10% de ces travailleurs. Elle s'associe fréquemment à des accès de somnolence diurne et à des perturbations psychiques. De tels troubles révèlent une mauvaise tolérance de ces horaires élastiques, et exposeraient à une morbidité élevée. En effet, à symptomatologie identique, les auteurs observent une morbidité associée aux troubles du sommeil plus importante qu'au sein de la population des sujets qui travaillent de jour.

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Article publié par le 23/08/2005 - 01:00
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Drake C.L. et coll., Sleep, 27 : 1453-1462, 2005 ; Czeisler C.A. et coll., N. Engl. J. Med., 353 : 476-486, 2005.

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