Substituts nicotiniques : finie la langue de bois

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 21 Juin 2005 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 22 Octobre 2010 : 12h33
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Un nombre important d'idées reçues circulent autour des substituts nicotiniques. Elles peuvent représenter un frein à la motivation, à la décision de l'arrêt et à la réussite du sevrage. Afin de bousculer les dernières rumeurs, nous avons posé quelques questions franches et directes au Dr Béatrice Le Maître, auteur du livre « Le tabac en 200 questions ».

e-sante : Les substituts nicotiniques sont-ils déconseillés en cas de maladie cardiovasculaire ou respiratoire ?

Dr Béatrice Le Maître : En cas de maladie cardiovasculaire ou respiratoire, l'arrêt du tabac doit être recherché le plus rapidement possible. La seule contre-indication est la cigarette elle-même, dont l'inhalation de la fumée constitue un risque majeur (shoots nicotiniques avec vasoconstriction artérielle, monoxyde de carbone, cancérogènes, irritants respiratoires). Les fumeurs souffrant de maladie cardiovasculaire ou respiratoire, sont des fumeurs de longue date qui doivent être aidés à arrêter de fumer le plus rapidement possible avec un traitement efficace. Les substituts nicotiniques sont tout à fait conseillés, tant en cas de maladies respiratoires que de maladies cardiovasculaires, pour lesquelles il n'existe aucune contre-indication. Les substituts nicotiniques sont de même recommandés chez les fumeurs souffrant d'hypertension sévère, chez les fumeurs venant de faire un infarctus, chez les fumeurs venant de faire un accident vasculaire cérébral, chez les fumeurs souffrant d'artérite ou d'anévrysme aortique ou de toute autre affection cardiovasculaire.

e-sante : Après un infarctus, peut-on recourir aux substituts nicotiniques ?

Dr Béatrice Le Maître : Après un infarctus, l'arrêt du tabac est un impératif et une urgence. Les substituts nicotiniques doivent être largement prescrits et conseillés, à doses suffisantes et suffisamment longtemps, avec un suivi prolongé sur quelques mois.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 21 Juin 2005 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 22 Octobre 2010 : 12h33
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