La substitution nicotinique peut être proposée aux cardiaques

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 08 Janvier 2002 : 01h00
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Les précautions d'usage ne doivent pas conduire à la contre-indication des substituts nicotiniques chez les cardiaques compte tenu du risque qu'une poursuite de la consommation tabagique leur ferait courir, risque très largement supérieur à celui d'une telle thérapie.

En prévention secondaire, le sevrage tabagique est d'une importance capitale puisque c'est souvent le tabac qui a joué le rôle principal dans la survenue d'un accident cardiovasculaire. Toutefois, le recours à la substitution nicotinique dont les vertus sont aujourd'hui très largement reconnues n'est pas aisé, ne serait-ce qu'en raison des mises en garde qui figurent sur les notices des produits disponibles.

Les auteurs proposent un certain nombre de recommandations pratiques :

  • la substitution nicotinique peut être proposée après un événement cardiovasculaire à des fumeurs qui ont échoué dans une première tentative d'arrêt sans substitution nicotinique ;
  • cette proposition doit être préférentiellement faite aux fumeurs motivés pour arrêter de fumer, autrement dit principalement ceux qui demandent de l'aide ;
  • en cas d'accident cardiaque sévère et récent, moins de 4 semaines, cette décision ne pourra être prise qu'en concertation avec le cardiologue du patient ;
  • s'assurer que les dosages recommandés ne sont pas dépassés ;
  • prévenir les patients que si jamais ils fument, ils doivent impérativement et immédiatement interrompre la substitution nicotinique ;
  • intégrer, dans la mesure du possible, ce traitement dans le cadre d'une prise en charge globale (information, éducation, relaxation…).

La balance des risques plaide en faveur du traitement par substitution nicotinique chez le cardiaque

Pour les auteurs, tout est affaire de risque. Un patient rescapé d'un accident cardiovasculaire risque bien plus en continuant de fumer qu'en suivant un traitement bien conduit de substitution nicotinique.Le traitement doit, dans la mesure du possible, s'intégrer dans une prise en charge globale de la dépendance tabagique.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 08 Janvier 2002 : 01h00
Source : CFES, décembre 2001.
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