L'IVG en pratique

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 16 Juillet 2001 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 16 Juin 2016 : 15h00
Le délai légal d'avortement de dix semaines a été allongé à 12 semaines de grossesse. Adoptée définitivement par l'Assemblée nationale, cette loi a été publiée au Journal Officiel du 7 juillet 2001. Quelque peu en avance sur les dispositions légales, l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES) avait au préalable établi au mois de mars dernier, les recommandations concernant la prise en charge de Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) jusqu'à 12 semaines. En pratique, qu'est-ce qui change ?

Toutes les femmes ont elles accès à l’IVG ?

Oui, y compris les adolescentes mineures. Dans ce cas, vous pouvez choisir d’en parler à vos parents ou pas. Si vous souhaitez garder le secret, vous devez vous faire accompagner par une personne majeure de votre choix. La patiente qui demande une IVG doit obtenir un rendez-vous pour une consultation dans les 5 jours suivant son appel. En pratique, les délais d’attente sont souvent plus longs par manque de personnel dédié. Or, plus l’IVG est précoce, plus les risques de complications sont faibles et plus le choix des techniques utilisables est large.

Pour faciliter l’accès à l’IVG, depuis le décret du 5 juin 2016, les sages-femmes ont la possibilité de pratiquer une IVG médicamenteuse, au même titre que les médecins.

Quels sont les délais à respecter ?

Tout dépend de la méthode choisie :

  • l’IVG chirurgicale doit intervenir avant la fin de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines après le début des dernières règles.
  • l’IVG médicamenteuse doit intervenir avant la fin de la 5ème semaine de grossesse, soit 7 semaines maximum après le début des règles s’il est pratiqué à domicile ou au cabinet médical. S’il est pratiqué à l’hôpital, le délai peut être prolongé jusqu’à 7 semaines de grossesse, soit 9 semaines après la date des dernières règles.

L’IVG est pris en charge à 100% par la sécurité sociale. Les mineures bénéficient de la couverture sociale de leurs parents s’ils ont leur consentement. A défaut, leur Ivg est prise en charge à 100% sans avance de frais.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 16 Juillet 2001 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 16 Juin 2016 : 15h00
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