Le chlamydiae, l'IST n°1 à dépister

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 30 Juillet 2003 : 02h00
Mis à jour le Mardi 03 Mai 2016 : 19h02
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Les infections à chlamydiae, les plus fréquentes des infections sexuellement transmissibles (IST), sont asymptomatiques dans un cas sur deux. Or les conséquences à long terme sont graves, sous forme de stérilités définitives. Des techniques permettent aujourd'hui de les dépister.

Etat des lieux

Un sujet sur deux atteint d'une infection uro-génitale à Chlamydia trachomatis est asymptomatique, constituant ainsi un réservoir important de transmission. Les plus touchés sont les femmes de 15-25 ans et les hommes de 15-34 ans. Depuis 1997, comme pour toutes les autres IST, une augmentation des infections à chlamydiae est observée. Les symptômes sont communs à toutes les IST. Chez les femmes, l'extension de l'infection aux voies génitales hautes se manifeste par une atteinte inflammatoire pelvienne, une endométrite ou une salpingite, avec de graves complications à long terme : stérilité, grossesse extra-utérine et atteinte inflammatoire pelvienne. Chez l'homme, l'infection peut donner lieu à une urétrite, suivie d'une épididymite.

En l'absence de complication, le traitement de première intention repose sur des antibiotiques, efficaces dans 90% des cas. Bien entendu, il convient également de traiter le/la ou les partenaires. Hélas, cette guérison dite bactériologique (disparition des agents bactériens en cause) ne permet pas d'affirmer une guérison anatomique et fonctionnelle. En effet, des lésions peuvent s'être constituées et perdurer.

Dépistage par biologie moléculaire

Cette synthèse montre la pertinence du dépistage chez les jeunes, d'autant plus que les techniques de biologie moléculaire rendent aujourd'hui possible la détection de chlamydiae dans tous les prélèvements (sperme, urines, prélèvement vulvaire ou vaginal). Autrement dit, parlez-en à votre médecin. Le test – un prélèvement local, à l’entrée du vagin chez la femme, en recueil des urines ou un prélèvement à l’entrée de l’urètre chez l’homme – peut être effectué chez un gynécologue ou un urologue, ou dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic), qui remplace les CDAG (Centres de dépistage anonyme et gratuit) depuis le 1er janvier 2016.

Pour en savoir plus sut les IST : Sida Info Service.org,

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 30 Juillet 2003 : 02h00
Mis à jour le Mardi 03 Mai 2016 : 19h02
Source : Rapport de l'ANAES, Evaluation du dépistage des infections uro-génitales basses à Chlamydiae trachomatis en France, Tome 2, février 2003.
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