Une fillette a perdu ses jambes à cause d’une méningite prise pour une gastro

Brogan-Lei Partridge a perdu ses deux jambes à l'âge de 7 ans après une erreur de diagnostic. Ses médecins l’avaient renvoyé à la maison avec une méningite en assurant qu’elle avait seulement une gastroentérite.
© Istock

À l'âge de 7 ans, Brogan-Lei Partridge, est tombée malade après des vacances. La petite Britannique souffrait d’importants vomissements. Après une nuit blanche, ses parents l’ont emmenée à l’hôpital. Le personnel des urgences qui l’a examiné, a assuré à la famille qu’il s’agissait d’une gastro-entérite

Mais rapidement, la maman, Aimee, a remarqué que des plaques étaient apparues sur les jambes de la fillette. Elle se rappelle "Environ trois heures après avoir quitté les urgences, elle a été ramenée à l'hôpital après l'apparition de l’éruption cutanée”. Elle ajoute "Quand nous sommes revenus, les médecins ont alors confirmé nos pires craintes".

Un mauvais diagnostic qui lui coûte ses jambes

Brogan-Lei Partridge n’avait pas une gastro-entérite mais une méningite. Pire, la maladie non-traitée a provoqué un sepsis (anciennement connu sous le nom de septicémie). Pour sauver la petite, les docteurs ont décidé de lui amputer le pied gauche. 

La maman explique "Nous avons tellement de chance qu'elle soit sauvée, mais nous avons été anéantis lorsque Brogan a dû se faire amputer le pied gauche à cause de la septicémie”. Malheureusement, l’infection a continué à progresser. Après une année de douleurs, le corps médical s’est résolu à lui couper également le pied droit puis les jambes jusqu’aux genoux.

La mère se rappelle "Lorsque nous avons appris qu'elle allait perdre ses jambes, nous avons pensé qu'il était absolument impossible que cela se produise. Je ne voulais pas que ma petite fille perde ses jambes, mais c'était la seule option."

Sa maman parle aujourd’hui à la presse afin d’alerter les parents sur la dangerosité de la méningite. Une étude récente réalisée par une assurance maladie britannique GSK a révélé en effet que la population connaissait mal la maladie. Plus de la moitié des parents ne savent pas que des vaccins contre certaines méningites existent. 

Aimee Partridge reconnaît que l’éducation de sa fille - désormais appareillée - a souffert de ses problèmes de santé. “Mais maintenant, elle a 11 ans, elle s’est très bien adaptée à tout. Elle a toujours eu un bon état d'esprit et est déterminée à retrouver son indépendance."

Les méningites bactériennes, une urgence absolue

Les méningites proviennent d’une infection du liquide céphalorachidien (liquide circulant entre les méninges). Elle est généralement due à un virus ou une bactérie. 

Les méningites bactériennes représentent 20 à 25% des cas. Si elles sont moins fréquentes, elles sont plus graves. Il est, en effet, souvent associé à un syndrome infectieux grave (c’est-à-dire un dysfonctionnement des organes et de la circulation du sang). Si la maladie n’est pas traitée rapidement, les méningites bactériennes peuvent atteindre 

  • d’autres zones du système nerveux central comme le cerveau, le cervelet ou le tronc cérébral ;
  • l’ensemble de l’organisme. Ce qui provoque une septicémie

La méningite bactérienne doit ainsi être diagnostiquée et prise en charge rapidement.

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