Stérilet hormonal : quels effets secondaires et contre-indications ?

Que cela soit motivé par la crainte des effets secondaires ou la volonté d’avoir le moins de “produits chimiques” dans leur corps, de nombreuses femmes se détournent des stérilets hormonaux. Mais les craintes entourant ce dispositif de contraception proposé depuis plus de 15 ans sont-elles justifiées ? Quels sont les effets secondaires de ce dispositif intra-utérin et saviez-vous qu'il présente des contre-indications ?
© Istock

Dispositif intra-utérin hormonal : qu’est-ce que c’est ?

Le dispositif intra-utérin - expression désormais privilégiée à stérilet - est un moyen de contraception qui se place dans l’utérus. L’objet en forme de T et de 3,5 cm de long dispose d’un réservoir contenant du lévonorgestrel, une hormone progestative.

Cette hormone épaissit les sécrétions du col de l’utérus ce qui empêche l’entrée des spermatozoïdes, et par conséquent la rencontre avec l'œuf et la conception. “Son efficacité est équivalente à toutes les autres solutions hormonales (pilule, implant…)”, assure le Dr Pia De Reilhac, présidente de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM). C’est-à-dire que 99% des femmes ne tombent pas enceintes dans la première année d’utilisation si ce dernier est correctement posé.

Toutefois, l’objet n’a pas uniquement un effet contraceptif. La gynécologue rappelle “Il ne faut pas oublier que ce stérilet peut être employé à titre thérapeutique”. En effet, le dispositif qui réduit l'endomètre, agit aussi sur la durée et l’abondance des règles. Elles peuvent ainsi totalement s’interrompre chez certaines femmes. L’experte ajoute “Il est par exemple prescrit aux patientes qui ont de l'adénomyose, c'est-à-dire de l'endométriose interne à l'utérus”.

La pose du DIU

Comme son homologue au cuivre, le DIU hormonal doit être mis en place par un professionnel de la santé soit son médecin traitant, soit son gynécologue, soit une sage-femme. La pose du stérilet n’est pas douloureuse. Toutefois, les femmes qui craignent d’avoir mal, peuvent prendre des anti-douleurs au préalable. Une fois en place, le dispositif intra-utérin sera efficace 5 ans.

“Nous avons actuellement en France, deux stérilets disponibles. Le Kyleena qui est plus petit et libère moins de progestérone que le Mirena, peut être utilisé comme contraception par les nullipares (femmes n’ayant pas eu d’enfant)”.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source : Merci au Dr Pia De Reilhac, présidente de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM).