Le stérilet hormonal, une solution contre les règles trop abondantes

L'ablation totale ou partielle de l'utérus est souvent indiquée en cas d'inefficacité des traitements médicamenteux contre les règles trop abondantes. Il vient cependant d'être démontré que l'utilisation du stérilet hormonal pouvait apporter une alternative efficace et sans risque à cet acte chirurgical.

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Les ménorragies, règles trop longues et/ou trop abondantes, sont généralement dues à la présence d'un fibrome utérin (tumeur bénigne du muscle de l'utérus) ou à un déséquilibre hormonal. Lorsque les traitements médicamenteux ne donnent pas de résultats concluants, on envisage fréquemment l'ablation totale ou partielle du muscle utérin. Cependant, comme pour tout acte chirurgical, le risque, bien que faible, n'est pas nul (complications, mortalité). Le stérilet au lévonorgestrel, commercialisé sous le nom de Mirena®, peut apporter une solution à ces saignements trop abondants. Constitué d'un corps en polyéthylène en forme de T et muni d'un réservoir cylindrique, il diffuse une hormone progestative dans l'utérus. Son application locale permet l'utilisation de très faibles doses. Après sa mise en place, il peut être conservé durant 5 ans. Initialement utilisé comme contraceptif, il peut aussi être prescrit pour réduire l'abondance des règles.

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Son efficacité dans le traitement des ménorragies a notamment été testée auprès d'une cinquantaine de femmes portant ce stérilet depuis 4 ou 5 ans. Après seulement trois mois, il entraîne déjà une réduction importante du saignement menstruel et, chez certaines femmes, aboutit même à une aménorrhée. Son action semble donc être concluante puisque seules 26 % de ces femmes ont dû recourir à la chirurgie au cours de cette période. Sachant que dans un pays comme l'Angleterre, 100.000 femmes subissent chaque année une ablation totale ou partielle de l'utérus, le stérilet au lévonorgestrel peut donc constituer une alternative simple et efficace tout en supprimant les risques liés à un acte chirurgical.

Publié le 30 Avril 2002 | Mis à jour le 09 Mai 2016
Auteurs : Dr Agnès Lara
Source : Bowen-Simpkins Br J.
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Obstet. Gynae 2002; 109: 345-347.