Séparation : le poids de la culpabilité pour celui qui s'en va...
Sommaire

Quand la culpabilité détruit le couple parental

André ne veut plus voir son ex-femme. Il ne lui parle jamais. Il dit qu’il la déteste. Pourtant, en réalité, c’est à lui-même qu’il en veut. Il avait une maîtresse et sa femme a demandé le divorce lorsqu’elle s’en est rendu compte. Le problème, c’est qu’André ne voulait pas divorcer. Pour lui sa liaison était juste un passe-temps. Il sent qu’il a détruit son couple auquel il tenait beaucoup. Et il se sent très mal. S’il ne veut plus ni voir, ni entendre Clara, son ex-femme, c’est qu’elle lui rappelle son erreur. Il ne le supporte pas.

Les conséquences de son attitude sont graves : ces deux parents ne se parlant jamais, il est très difficile de gérer la vie scolaire et extra-scolaire de leurs enfants, les emplois du temps des vacances et du temps libre. Et leurs deux enfants perçoivent douloureusement toutes ces tensions. Ils ne peuvent jamais parler de leur mère à leur père. Quand une telle situation dure quelques mois, c’est banal, puisqu’il faut naturellement du temps pour digérer une rupture. Mais cela fait 6 ans que ce couple est séparé, et leur relation s’est figée sur ce mode.

Que faire de sa culpabilité ?

La meilleure façon de vivre avec sa culpabilité, c’est de commencer par l’accepter !

Et non, comme Antoine, de se mentir à soi-même en s’imaginant que l’on en veut à l’autre par exemple. La culpabilité est gênante, mais c’est la preuve de notre humanité, le signe visible de notre générosité. Une fois cette culpabilité acceptée, il faut savoir qu’en faire, et cela peut être constructif.

Elle peut vous pousser à être juste envers l’autre, à ne pas lui faire de mal supplémentaire. Juste dans les relations parentales, financières, la garde des enfants, les décisions d’éducation… Elle peut aussi vous inciter à garder des relations respectueuses, à reconnaître aussi ce que votre histoire d’amour vous a apporté à chacun.

Mais cette culpabilité ne devrait pas vous guider à en faire trop et à vous oublier.

Il faut toujours savoir se dire oui à soi avant de penser aux autres, à ne pas accepter des situations qui ne vous conviennent pas au profit de l’autre, dans une séparation comme dans d’autres situations de vie…

Contribuez à sauver des milliers d'enfants : en savoir plus sur le leg Unicef

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :