Séparation : le poids de la culpabilité pour celui qui s'en va...
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La culpabilité ou croire que l’on peut se séparer sans souffrance ?

Quand on décide de se séparer de quelqu’un, quelle qu’en soit la raison, il est impossible de ne pas faire souffrir l’autre.

Or, certains, dans l’illusion, voudraient ne faire aucun mal. Pour ne pas éprouver de culpabilité, ils cherchent la rupture indolore. Sans accepter le fait que ce n’est pas possible.

Cette personne qui vous affirme : « Je vais le lui annoncer progressivement que je veux le divorce, comme ça, ce sera plus facile ! ».

C’est impossible bien sûr, puisque soit l’autre ne comprend pas encore, soit l’autre comprend tout à coup. Et à cet instant, l’annonce n’est jamais progressive, mais toujours très brutale.

Ou cette autre qui vous dit : « je vais me comporter de manière désagréable pour que l’autre ait envie de se séparer. Comme cela, tout le monde sera content… »

Là encore, c’est faux.

Faire le moins de mal possible

Dans une séparation, l’enjeu n’est pas là de chercher à ne se faire aucun mal, mais à s’en faire le moins possible et plus encore à ne pas se détruire mutuellement, à se respecter toujours afin de pouvoir reconstruire deux vies.

La culpabilité peut déséquilibrer une séparation

Alicia a quitté le père de ses enfants pour un autre homme, et aussi, peut-être même surtout, parce que leur entente n’était pas bonne. Elle l’a senti tellement blessé qu’elle a écouté sa culpabilité lui dicter ses actes.

« Le pauvre, je m’en voulais de lui faire ça, car c’est quelqu’un de bien malgré tout. Alors, j’ai accepté qu’il ait la garde des enfants. J’ai aussi accepté que le partage des biens soit à mon désavantage. Du coup, cela fait 10 ans que je lui en veux. »

Anita a vu trop peu ses enfants pendant toutes ces années, et financièrement, elle est très juste. Sa culpabilité exagérée l’a mise dans une situation délicate et les relations avec son ex conjoint sont tendues.

Finalement, cette culpabilité n’a pas permis une séparation juste sur le plan matériel et sur celui des enfants.

Pourtant, c’est cela l’essentiel : que la situation soit juste à long terme. Il est donc malsain d’écouter trop sa culpabilité à son propre détriment.

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